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Le café noir de l'atelier
Pourquoi ce plat ? Van Gogh vivait de pain et de café noir, qu'il buvait en excès pour tenir le coup et travailler. Il a peint Le Café de nuit (1888) à Arles, ce lieu où, écrit-il, « on peut se ruiner, devenir fou, commettre des crimes ». Le café est inséparable de ses nuits de fièvre créatrice.
Un café noir, fort et amer, préparé à l'ancienne et bu sans sucre, le compagnon de toutes les heures de travail et de toutes les insomnies.
Je te le dis franchement : je me suis nourri de café et de tabac plus que de pain, et je sais que c'est déraisonnable. Mais quand le travail me tient, quand le jaune et le bleu se battent sur la toile, il faut bien que quelque chose me tienne debout. On le fait noir, très noir, amer comme la nuit du café d'Arles, et on le boit brûlant, sans sucre, debout devant le chevalet. Ce n'est pas un plaisir de gourmet, ami — c'est le carburant d'un homme qui n'a que sa peinture pour vivre.
- •Café moulu (ou mêlé de chicorée) — généreusement (base amère)
- •Eau — une casserole (infusion)
Le café noir de l'atelier
Un café noir, fort et amer, préparé à l'ancienne et bu sans sucre, le compagnon de toutes les heures de travail et de toutes les insomnies.
Pourquoi ce plat ? Van Gogh vivait de pain et de café noir, qu'il buvait en excès pour tenir le coup et travailler. Il a peint Le Café de nuit (1888) à Arles, ce lieu où, écrit-il, « on peut se ruiner, devenir fou, commettre des crimes ». Le café est inséparable de ses nuits de fièvre créatrice.
Je te le dis franchement : je me suis nourri de café et de tabac plus que de pain, et je sais que c'est déraisonnable. Mais quand le travail me tient, quand le jaune et le bleu se battent sur la toile, il faut bien que quelque chose me tienne debout. On le fait noir, très noir, amer comme la nuit du café d'Arles, et on le boit brûlant, sans sucre, debout devant le chevalet. Ce n'est pas un plaisir de gourmet, ami — c'est le carburant d'un homme qui n'a que sa peinture pour vivre.
Ingrédients (version d’époque)
- Café moulu (ou mêlé de chicorée) — généreusement (base amère)
- Eau — une casserole (infusion)
Ingrédients
- Café fraîchement moulu, torréfaction foncée — 20 g (base amère)
- Eau frémissante (90 °C) — 250 ml (extraction)
- Chicorée moulue (optionnel) — 1 pincée (touche d'époque, amertume)
Préparation
- Faire frémir l'eau sans la porter à pleine ébullition.
- Verser le café moulu (et la chicorée) dans une cafetière ou un filtre.
- Verser l'eau chaude par-dessus et laisser infuser 4 min.
- Filtrer et servir brûlant, dans une tasse épaisse, sans sucre.
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le café des pauvres était souvent allongé de chicorée torréfiée pour faire des économies. On le préparait par décoction ou dans des cafetières à filtre de toile, et il était la boisson universelle des ouvriers et des artistes désargentés.
Le twist contemporain : Le servir dans une tasse vert émeraude et rouge, les couleurs que Van Gogh employait pour Le Café de nuit afin d'exprimer « les terribles passions humaines ».
Vincent van Gogh · Charactorium





