Le café du peintre — la boisson-carburant prise du matin au soir, seul à la table du cabaret
Le café noir de l'atelier
BoissonDocumentée☕facile10 min
Un café noir, fort et amer, préparé à l'ancienne et bu sans sucre, le compagnon de toutes les heures de travail et de toutes les insomnies.
Le café du peintre — la boisson-carburant prise du matin au soir, seul à la table du cabaret
Un café noir, fort et amer, préparé à l'ancienne et bu sans sucre, le compagnon de toutes les heures de travail et de toutes les insomnies.
Je te le dis franchement : je me suis nourri de café et de tabac plus que de pain, et je sais que c'est déraisonnable. Mais quand le travail me tient, quand le jaune et le bleu se battent sur la toile, il faut bien que quelque chose me tienne debout. On le fait noir, très noir, amer comme la nuit du café d'Arles, et on le boit brûlant, sans sucre, debout devant le chevalet. Ce n'est pas un plaisir de gourmet, ami — c'est le carburant d'un homme qui n'a que sa peinture pour vivre.
Ingrédients
- •Café moulu (ou mêlé de chicorée) — généreusement (base amère)
- •Eau — une casserole (infusion)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le café des pauvres était souvent allongé de chicorée torréfiée pour faire des économies. On le préparait par décoction ou dans des cafetières à filtre de toile, et il était la boisson universelle des ouvriers et des artistes désargentés.