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Puls, la bouillie d'épeautre des origines
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Cibus cotidianus (nourriture quotidienne de base, prise au matin ou le soir)

Puls, la bouillie d'épeautre des origines

VoyageDocumentée🧂 🍄facile35 min
Cibus cotidianus (nourriture quotidienne de base, prise au matin ou le soir)

Puls, la bouillie d'épeautre des origines

Pourquoi ce plat ? La puls, bouillie d'épeautre, était le plat national des Romains avant que le pain ne s'impose — au point qu'on surnommait les Romains 'pultiphagi' (mangeurs de bouillie). Économique, nourrissante et facile à préparer en chemin, elle accompagnait les voyages ; Virgile, qui parcourut l'Italie de Mantoue à Naples et jusqu'en Grèce, connaissait ce socle frugal de la table latine.

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Cibus cotidianus (nourriture quotidienne de base, prise au matin ou le soir)

Une bouillie épaisse et réconfortante d'épeautre concassé, cuite dans l'eau salée, enrichie d'huile d'olive, de fromage et d'un trait de garum. Le plat le plus ancien et le plus humble de Rome.

Avant le pain, lecteur, il y eut la puls : nos aïeux, ces robustes laboureurs, n'avaient pour tout repas que cette bouillie d'épeautre cuite dans la marmite. On la sale, on y verse un filet d'huile, on râpe un peu de fromage par-dessus — et voilà de quoi marcher tout un jour sur les routes d'Italie. Les Grecs nous raillaient en nous nommant 'mangeurs de bouillie' ; qu'ils raillent ! C'est de ce grain modeste qu'a poussé la grandeur de Rome, comme l'épi sort du sillon que je chante.
Virgile
Ingrédients
  • Épeautre concassé (far)une mesure (céréale de base)
  • Eautrois mesures (cuisson)
  • Selà convenance (assaisonnement)
  • Huile d'oliveun filet (matière grasse)
  • Fromageun peu (garniture)
  • Garumquelques gouttes (umami (facultatif))
Comment on faisait : La puls se faisait à l'origine avec du far (épeautre), seule céréale largement cultivée dans le Latium primitif. On la mangeait nature, salée, ou enrichie selon les moyens (œufs, fromage, miel pour une version douce). C'était à la fois la nourriture du pauvre et l'aliment rituel des sacrifices (mola salsa).
Sources : Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre XVIII (sur le far et la puls) · Caton l'Ancien, De agri cultura

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