Soupe de lentilles et légumes-racines du Vermont
Une soupe épaisse et réconfortante : lentilles brunes, carottes, oignons et pommes de terre, parfumée au thym et au laurier. Un plat unique qui suffit à lui-même avec une tranche de pain.
Une soupe épaisse et réconfortante : lentilles brunes, carottes, oignons et pommes de terre, parfumée au thym et au laurier. Un plat unique qui suffit à lui-même avec une tranche de pain.
Je n'ai jamais cru qu'il fallait beaucoup pour bien manger. Le soir, dans la maison du Vermont, je posais la grosse marmite sur le feu et j'y jetais ce que la terre avait donné — des lentilles, des carottes, un oignon. La cuisine, vois-tu, c'est un travail de femmes qu'on a trop longtemps rendu invisible ; moi j'y trouvais une paix, le temps que ça mijote, pour écrire encore une ligne. Goûte avant de saler, toujours, et laisse le laurier infuser longtemps.
- •Lentilles brunes — deux bonnes poignées (base nourrissante)
- •Carottes du potager — quelques-unes (douceur)
- •Oignon — un gros (fond aromatique)
- •Pommes de terre — deux ou trois (corps)
- •Thym et laurier — un brin, une feuille (parfum)
- •Beurre ou huile — une cuillerée (matière grasse)
Soupe de lentilles et légumes-racines du Vermont
Une soupe épaisse et réconfortante : lentilles brunes, carottes, oignons et pommes de terre, parfumée au thym et au laurier. Un plat unique qui suffit à lui-même avec une tranche de pain.
Pourquoi ce plat ? Installée à Montague dans le Vermont, Rich vivait sobrement, privilégiant une alimentation locale et simple. Une soupe de lentilles et de légumes-racines tirés du potager ou du marché de campagne est le repas du soir typique de qui veut se nourrir bien sans excès, par temps froid, sur un coin de table couvert de carnets.
Je n'ai jamais cru qu'il fallait beaucoup pour bien manger. Le soir, dans la maison du Vermont, je posais la grosse marmite sur le feu et j'y jetais ce que la terre avait donné — des lentilles, des carottes, un oignon. La cuisine, vois-tu, c'est un travail de femmes qu'on a trop longtemps rendu invisible ; moi j'y trouvais une paix, le temps que ça mijote, pour écrire encore une ligne. Goûte avant de saler, toujours, et laisse le laurier infuser longtemps.
Ingrédients (version d’époque)
- Lentilles brunes — deux bonnes poignées (base nourrissante)
- Carottes du potager — quelques-unes (douceur)
- Oignon — un gros (fond aromatique)
- Pommes de terre — deux ou trois (corps)
- Thym et laurier — un brin, une feuille (parfum)
- Beurre ou huile — une cuillerée (matière grasse)
Ingrédients
- Lentilles brunes ou vertes — 250 g (base nourrissante)
- Carottes — 3 moyennes (douceur)
- Oignon — 1 gros (fond aromatique)
- Pommes de terre — 2 (environ 300 g) (corps)
- Branche de céleri — 1 (fond aromatique)
- Thym et laurier — 1 brin, 1 feuille (parfum)
- Bouillon de légumes — 1,5 L (liquide)
- Huile d'olive ou beurre — 1 c. à soupe (matière grasse)
- Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Émincer l'oignon et le céleri, couper carottes et pommes de terre en petits dés.
- Faire revenir l'oignon et le céleri dans le corps gras quelques minutes, sans coloration.
- Ajouter les lentilles rincées, les légumes, le thym et le laurier.
- Verser le bouillon, porter à ébullition puis laisser mijoter 35 à 40 min à feu doux, jusqu'à ce que les lentilles soient fondantes.
- Retirer le laurier, rectifier le sel et le poivre. Servir avec du pain de campagne.
Comment on faisait : Dans la Nouvelle-Angleterre rurale du XXe siècle, la soupe-plat unique mijotée toute la journée sur le poêle à bois était le cœur du repas du soir. On utilisait les légumes de garde de l'arrière-saison (racines, légumineuses séchées) que l'on pouvait conserver tout l'hiver dans la cave.
Le twist contemporain : Une cuillerée de yaourt nature et quelques feuilles de persil au moment de servir, pour la fraîcheur.
Sources : Irma S. Rombauer, The Joy of Cooking (édition mi-XXe), section soupes · Hilary Holladay, The Power of Adrienne Rich: A Biography, 2020 (vie au Vermont)
Adrienne Rich · Charactorium