La carte de Agostino Chigi
Confetto / dolce da conservare (douceur épicée de garde du dernier service)

Panforte de Sienne

ConservationDocumentée🍯 🌶️moyen1 h

Un pain d'épices dense et plat, pétri de miel, d'amandes, de fruits confits et d'une avalanche d'épices — cannelle, girofle, muscade, poivre, coriandre. Si concentré qu'il se conserve longtemps : la friandise de garde et de voyage par excellence.

Confetto / dolce da conservare (douceur épicée de garde du dernier service)

Un pain d'épices dense et plat, pétri de miel, d'amandes, de fruits confits et d'une avalanche d'épices — cannelle, girofle, muscade, poivre, coriandre. Si concentré qu'il se conserve longtemps : la friandise de garde et de voyage par excellence.

Ah, le panforte ! Mordez-le et vous tenez Sienne tout entière entre les dents. Chez nous on le pétrit serré — le miel, le sucre, les amandes, le cédrat confit et toutes les épices que le Levant nous envoie, tant qu'il en faut pour qu'il devienne « fort ». On le cuit sur une hostie pour qu'il ne colle point, on le saupoudre de sucre, et il se garde des lunes entières. J'en fais porter au Saint-Père ; et quand je chevauche vers Sienne, j'en glisse toujours un dans mes fontes : c'est ma patrie qui voyage avec moi.
Agostino Chigi
Ingrédients
  • Mielune bonne mesure (liant et conservateur)
  • Sucreà belle main (douceur et garde)
  • Amandesdeux poignées (corps et croquant)
  • Cédrat et melon confitsune poignée hachée (fruité)
  • Farine de bléce qu'il faut pour lier (liant)
  • Cannelle, girofle, muscade, poivre, coriandreà pleine épice (signature aromatique)
  • Hostie / pain azymepour le fond (support anti-collant)
Comment on faisait : Le panforte (« pain fort », pour son goût intense d'épices) est documenté à Sienne dès le Moyen Âge ; une redevance en « pain poivré » (pane pepato) due aux religieuses y est mentionnée au XIIIᵉ siècle. Sa densité en miel, sucre et fruits confits en faisait une pâtisserie de très longue conservation, idéale comme cadeau ou provision de voyage. On le cuisait traditionnellement sur une feuille de pain azyme (ostia).
Sources : Tradition documentée du panforte de Sienne (mention médiévale du « pane pepato ») · Pellegrino Artusi, La scienza in cucina e l'arte di mangiar bene (1891)

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