Frìtole veneziane (beignets de carnaval aux raisins et pignons)
De petits beignets dorés, moelleux à cœur, semés de raisins secs et de pignons, roulés dans le sucre — la friandise de rue qui faisait le bonheur des Vénitiens pendant le Carnaval.
De petits beignets dorés, moelleux à cœur, semés de raisins secs et de pignons, roulés dans le sucre — la friandise de rue qui faisait le bonheur des Vénitiens pendant le Carnaval.
Ah, sentez-vous l'odeur ? C'est le Carnaval qui s'annonce ! Tandis que je donne mes opéras au Sant'Angelo, les fritoleri emplissent nos calli de ces petites boules dorées qu'on se passe de main en main, brûlantes encore. J'y mets raisins et pignons, un voile de sucre, et l'on s'en barbouille les doigts sans façon — car en ces jours-là, prêtre ou doge, masque ou maestro, tous se réjouissent ensemble.
- •Farine — ce qu'il faut (pâte)
- •Levain / levure — un peu (levée)
- •Œufs — quelques-uns (liant)
- •Raisins secs du Levant — une poignée (garniture)
- •Pignons — une poignée (garniture)
- •Sucre — pour enrober (douceur)
- •Zeste d'agrume — un peu (parfum)
- •Huile / saindoux — pour frire (friture)
Frìtole veneziane (beignets de carnaval aux raisins et pignons)
De petits beignets dorés, moelleux à cœur, semés de raisins secs et de pignons, roulés dans le sucre — la friandise de rue qui faisait le bonheur des Vénitiens pendant le Carnaval.
Pourquoi ce plat ? Vivaldi vivait au rythme du Carnaval de Venise, saison faste de l'opéra où il créait ses œuvres au Teatro Sant'Angelo. Les frìtole, dolce officiel de la République proclamé par les fritoleri, embaumaient alors toutes les rues — le goût même de la fête vénitienne dont il était l'un des maîtres.
Ah, sentez-vous l'odeur ? C'est le Carnaval qui s'annonce ! Tandis que je donne mes opéras au Sant'Angelo, les fritoleri emplissent nos calli de ces petites boules dorées qu'on se passe de main en main, brûlantes encore. J'y mets raisins et pignons, un voile de sucre, et l'on s'en barbouille les doigts sans façon — car en ces jours-là, prêtre ou doge, masque ou maestro, tous se réjouissent ensemble.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine — ce qu'il faut (pâte)
- Levain / levure — un peu (levée)
- Œufs — quelques-uns (liant)
- Raisins secs du Levant — une poignée (garniture)
- Pignons — une poignée (garniture)
- Sucre — pour enrober (douceur)
- Zeste d'agrume — un peu (parfum)
- Huile / saindoux — pour frire (friture)
Ingrédients
- Farine — 300 g (pâte)
- Levure de boulanger — 10 g fraîche (levée)
- Œufs — 2 (liant)
- Lait tiède — 15 cl (hydratation)
- Sucre — 50 g + pour enrober (douceur)
- Raisins secs (réhydratés) — 80 g (garniture)
- Pignons de pin — 40 g (garniture)
- Zeste de citron ou d'orange — 1 (parfum)
- Huile de friture — 1 L (cuisson)
Préparation
- Délayer la levure dans le lait tiède. Mélanger farine, sucre, œufs, zeste et le lait pour obtenir une pâte molle.
- Incorporer raisins réhydratés et pignons. Couvrir et laisser lever 1 h 30 jusqu'à ce qu'elle double.
- Chauffer l'huile à 170 °C. Déposer des cuillerées de pâte et frire jusqu'à dorure, en retournant.
- Égoutter sur papier, rouler aussitôt dans le sucre.
- Servir tièdes, en cornet, comme aux étals du Carnaval.
Comment on faisait : Les frìtole étaient si emblématiques qu'au XVIIIe siècle les fritoleri formaient une corporation reconnue, avec des emplacements attribués dans la ville. La pâte, levée et frite au saindoux, était parfumée d'agrumes et garnie de raisins et pignons — sans rhum ni autres apports plus tardifs.
Le twist contemporain : Présentées en cornet de papier façon street-food, saupoudrées d'un sucre vanillé… pardon, d'un sucre au zeste pour rester d'époque.
Antonio Vivaldi · Charactorium