La carte de Charles Perrault
Oublies des rues de Paris
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Petite friandise de rue (échaudé sucré)

Oublies des rues de Paris

Street foodDocumentée🍯moyen40 min
Petite friandise de rue (échaudé sucré)

Oublies des rues de Paris

Pourquoi ce plat ? Dans le Paris de Perrault, les « oublieurs » parcouraient les rues à la nuit tombée, leur boîte sur le dos, criant leur marchandise. Ces gaufrettes roulées en cornet faisaient partie du décor sonore et gourmand de la ville que l'écrivain arpentait chaque jour, du Louvre aux Tuileries.

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Petite friandise de rue (échaudé sucré)

De fines gaufrettes cuites entre deux fers brûlants, enroulées encore chaudes en petits cornets ou en cylindres. Croustillantes, légèrement sucrées et parfumées, vendues à la criée dans les rues.

Les avez-vous ouïs, ces oublieurs qui par les rues, la nuit venue, leur fer sur l'épaule, crient à pleine voix : voilà le plaisir, mesdames ? Leur secret est mince comme une feuille : un peu de fleur de farine, de l'eau, du sucre, et le fer bien chaud sur la braise. On verse, on presse, on compte jusqu'à ce que l'oublie dore, et vite on la roule sur un bâton avant qu'elle ne durcisse. C'est un rien qui ne coûte qu'un liard, et pourtant tout enfant de Paris en garde le goût toute sa vie.
Charles Perrault
Ingrédients
  • Fleur de farineune mesure (structure)
  • Eau (ou vin blanc coupé)assez pour une pâte fluide (liquide)
  • Sucre finune poignée (douceur)
  • Œufun (liant)
  • Eau de fleur d'orangerquelques gouttes (parfum)
Comment on faisait : Les oublies (ancêtres de la gaufre et du cornet de glace) étaient cuites entre deux fers gravés et roulées chaudes. Les « oublieurs », regroupés en corporation, les vendaient le soir dans les rues de Paris, parfois en les jouant aux dés avec le client. Leur cri « Voilà le plaisir ! » est attesté tout au long de l'Ancien Régime.
Sources : Alfred Franklin, La Vie privée d'autrefois — Les Repas · La Varenne, Le Pâtissier françois, 1653

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