La carte de Manuela Sáenz
Dulce — la sucrerie de fin de repas, ici vendue à l'étal

Dulces de Paita — cocadas de l'exil

Street foodDocumentée🍯facile30 min

Petites bouchées de noix de coco râpée caramélisée au sucre de canne, dorées au four ou à la poêle : le genre de douceur qu'une Libertadora déchue vendait sur le pas de sa porte à Paita.

Dulce — la sucrerie de fin de repas, ici vendue à l'étal

Petites bouchées de noix de coco râpée caramélisée au sucre de canne, dorées au four ou à la poêle : le genre de douceur qu'une Libertadora déchue vendait sur le pas de sa porte à Paita.

On m'a connue Libertadora, et me voilà à Paita vendant tabac et confiseries pour vivre — eh bien soit, je fais mes dulces de mes propres mains et je n'en rougis point. Je râpe la noix de coco, je la fais fondre dans le sirop de panela jusqu'à ce qu'elle dore et embaume tout le port, puis je façonne ces petites bouchées que les marins m'achètent. La fortune m'a tourné le dos, vois-tu, mais ni mon orgueil ni le goût du sucre ne m'ont quittée.
Manuela Sáenz
Ingrédients
  • Noix de coco fraîche râpéeune belle quantité (base)
  • Panela ou sucre de canneà parts généreuses (caramel)
  • Eauun peu (sirop)
  • Cannelleune pincée (parfum)
Comment on faisait : Les cocadas sont une sucrerie populaire de toute la côte hispano-américaine, vendue à l'étal et sur les marchés. On cuisait la noix de coco dans un sirop de panela (sucre de canne non raffiné), parfois coloré au caramel ou parfumé à la cannelle. C'était une confiserie d'humble fabrication, exactement le genre de commerce de rue dont vécut Manuela à Paita.
Sources : Alfonso Rumazo González, Manuela Sáenz: la Libertadora del Libertador (biographie)

Voir aussi