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Banane plantain mûre braisée sous la cendre
Pourquoi ce plat ? Entre Sakassou et Yamoussoukro, sur les chemins de forêt qui mènent d'un monde à l'autre, on emporte ce que l'on peut cuire sur place : une banane plantain bien mûre, glissée dans les braises, se mange chaude et sucrée sans assiette ni couvert. C'est la nourriture des routes que la tradition prête aux voyageuses comme aux porteurs.
Une banane plantain à peau presque noire, posée entière dans les braises jusqu'à ce que la peau noircisse et que la chair caramélise. On l'ouvre, on souffle dessus, on la mange à même la peau : douce, fondante, parfumée. L'en-cas le plus simple de la forêt.
Quand la route est longue, n'emporte pas de marmite : emporte une plantain bien mûre, celle dont la peau tire vers le noir. Tu fais un lit de braises, tu la couches dessus, tu la retournes une fois, et tu attends que la peau craque. Dedans, la chair est devenue miel sans qu'on y ait mis de miel. Mange-la avec les doigts, debout s'il le faut — la forêt nourrit qui sait marcher.
- •Banane plantain très mûre — une par marcheur (en-cas entier)
- •Braises de bois — un foyer (cuisson)
Banane plantain mûre braisée sous la cendre
Une banane plantain à peau presque noire, posée entière dans les braises jusqu'à ce que la peau noircisse et que la chair caramélise. On l'ouvre, on souffle dessus, on la mange à même la peau : douce, fondante, parfumée. L'en-cas le plus simple de la forêt.
Pourquoi ce plat ? Entre Sakassou et Yamoussoukro, sur les chemins de forêt qui mènent d'un monde à l'autre, on emporte ce que l'on peut cuire sur place : une banane plantain bien mûre, glissée dans les braises, se mange chaude et sucrée sans assiette ni couvert. C'est la nourriture des routes que la tradition prête aux voyageuses comme aux porteurs.
Quand la route est longue, n'emporte pas de marmite : emporte une plantain bien mûre, celle dont la peau tire vers le noir. Tu fais un lit de braises, tu la couches dessus, tu la retournes une fois, et tu attends que la peau craque. Dedans, la chair est devenue miel sans qu'on y ait mis de miel. Mange-la avec les doigts, debout s'il le faut — la forêt nourrit qui sait marcher.
Ingrédients (version d’époque)
- Banane plantain très mûre — une par marcheur (en-cas entier)
- Braises de bois — un foyer (cuisson)
Ingrédients
- Banane plantain très mûre (peau tachée de noir) — 2 (en-cas)
- Pincée de sel ou filet d'huile de palme rouge — facultatif (contraste de goût)
Préparation
- Choisir des plantains très mûres, à la peau noircie : c'est la garantie du sucré.
- Les poser entières, sans les peler, sur des braises (barbecue) ou sur la grille d'un four à 220 °C.
- Cuire 20-25 min en retournant à mi-cuisson, jusqu'à ce que la peau soit noire et la chair fondante.
- Ouvrir la peau, laisser tiédir un instant et déguster nature, ou avec une pointe de sel / un filet d'huile de palme rouge pour le contraste.
Comment on faisait : Cuire les tubercules et les bananes directement sous la cendre ou sur les braises est l'une des plus anciennes techniques de la forêt ouest-africaine : pas d'ustensile, la peau sert d'emballage protecteur. La plantain très mûre développe ses sucres à la chaleur et se transforme en en-cas naturellement sucré, idéal pour les déplacements.
Le twist contemporain : Fendre la plantain braisée dans sa peau, déposer dessus quelques éclats de noix de cola râpée ou une pincée de maniguette pour une version « rue chic ».
Akwa Boni · Charactorium





