Sekanjabin (sirop de miel, vinaigre et menthe)
Un sirop limpide de miel et de vinaigre réduit avec de la menthe, que l'on allonge d'eau fraîche pour obtenir une boisson désaltérante, vive et parfumée, à mi-chemin du remède et du plaisir.
Un sirop limpide de miel et de vinaigre réduit avec de la menthe, que l'on allonge d'eau fraîche pour obtenir une boisson désaltérante, vive et parfumée, à mi-chemin du remède et du plaisir.
Par la chaleur de l'été fassi, rien ne vaut une coupe de sekanjabin pour apaiser la soif et l'estomac. On marie le miel au vinaigre sur le feu, on y noie une botte de menthe, et l'on patiente jusqu'à ce que le sirop nappe la cuillère ; puis on le garde en fiole. Quand un visiteur se présente le front en sueur, ou qu'un fiévreux a besoin de fraîcheur, j'en verse un doigt dans l'eau du puits — les médecins eux-mêmes le prescrivent. Aigre et doux à la fois, comme bien des choses que Dieu a faites bonnes pour nous.
- •Miel — en abondance (douceur)
- •Vinaigre — à proportion du miel (acidité)
- •Menthe fraîche — une botte (parfum)
- •Eau fraîche — pour diluer au service (boisson finale)
Sekanjabin (sirop de miel, vinaigre et menthe)
Un sirop limpide de miel et de vinaigre réduit avec de la menthe, que l'on allonge d'eau fraîche pour obtenir une boisson désaltérante, vive et parfumée, à mi-chemin du remède et du plaisir.
Pourquoi ce plat ? Femme de savoir et de jeûne, Fatima vivait dans un monde où médecine et cuisine se confondaient. Le sekanjabin, sirop aigre-doux à diluer dans l'eau, était la boisson rafraîchissante et digestive des lettrés, qu'on offrait aussi aux malades — naturelle au bord d'une fontaine d'ablution par chaleur de Fès.
Par la chaleur de l'été fassi, rien ne vaut une coupe de sekanjabin pour apaiser la soif et l'estomac. On marie le miel au vinaigre sur le feu, on y noie une botte de menthe, et l'on patiente jusqu'à ce que le sirop nappe la cuillère ; puis on le garde en fiole. Quand un visiteur se présente le front en sueur, ou qu'un fiévreux a besoin de fraîcheur, j'en verse un doigt dans l'eau du puits — les médecins eux-mêmes le prescrivent. Aigre et doux à la fois, comme bien des choses que Dieu a faites bonnes pour nous.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — en abondance (douceur)
- Vinaigre — à proportion du miel (acidité)
- Menthe fraîche — une botte (parfum)
- Eau fraîche — pour diluer au service (boisson finale)
Ingrédients
- Miel — 250 g (douceur)
- Vinaigre de vin ou de cidre — 120 ml (acidité)
- Eau — 120 ml (pour le sirop) (base du sirop)
- Menthe fraîche — 1 gros bouquet (parfum)
- Eau fraîche ou glacée — à volonté (dilution au service (1 part de sirop pour 5 d'eau))
Préparation
- Dans une casserole, portez doucement à frémissement le miel, l'eau et le vinaigre, en écumant si besoin.
- Laissez réduire 10 à 15 min jusqu'à obtenir un sirop légèrement nappant.
- Hors du feu, plongez la menthe dans le sirop chaud et laissez infuser 20 min, puis retirez-la et filtrez.
- Conservez le sirop en bouteille au frais ; au service, comptez environ 1 volume de sirop pour 5 volumes d'eau fraîche.
Comment on faisait : Le sekanjabin (de l'arabe sikanjabîn, lui-même du persan : 'vinaigre-miel') est un oxymel classique de la médecine arabo-persane médiévale, à la fois boisson de table et remède digestif et fébrifuge, abondamment cité dans les traités et les livres de cuisine de l'époque.
Le twist contemporain : Versé sur de la glace pilée avec une rondelle de concombre, il devient un mocktail aigre-doux ultra-rafraîchissant pour les tablées d'aujourd'hui.
Fatima al-Fihri · Charactorium
