retournerSekanjabin à la rose (sirop de miel et vinaigre parfumé)
Sekanjabin à la rose (sirop de miel et vinaigre parfumé)
Pourquoi ce plat ? Le vin étant proscrit par l'islam, la cour d'Abou Inan se désaltérait d'eaux parfumées ; le sekanjabin, oxymel hérité de la médecine gréco-arabe, était à la fois boisson de table et remède rafraîchissant prisé des lettrés et des médecins de Fès.
Un sirop épais de miel et de vinaigre, lentement réduit puis parfumé à l'eau de rose et à la menthe, qu'on allonge d'eau fraîche. Vif, acidulé et doux à la fois, il coupe la soif et nettoie le palais entre les mets gras.
Bois, l'eau pure de Dieu vaut tous les vins des infidèles. Ceci, on le nomme sekanjabin : du miel et du vinaigre mariés sur le feu jusqu'à épaississement, puis adoucis d'eau de rose de nos jardins. Les médecins de ma cour le tiennent pour bon contre la chaleur de l'été et la lourdeur après un repas de fête. Verses-en un doigt dans une coupe, noie-le d'eau fraîche du puits, et tu sentiras ton souffle s'éclaircir.
- •Miel — à bonne mesure (douceur et corps)
- •Vinaigre — moitié du miel (acidité vive)
- •Eau de rose — un filet (parfum)
- •Menthe fraîche — un bouquet (fraîcheur)
- •Eau de source fraîche — pour allonger (dilution)
Sekanjabin à la rose (sirop de miel et vinaigre parfumé)
Un sirop épais de miel et de vinaigre, lentement réduit puis parfumé à l'eau de rose et à la menthe, qu'on allonge d'eau fraîche. Vif, acidulé et doux à la fois, il coupe la soif et nettoie le palais entre les mets gras.
Pourquoi ce plat ? Le vin étant proscrit par l'islam, la cour d'Abou Inan se désaltérait d'eaux parfumées ; le sekanjabin, oxymel hérité de la médecine gréco-arabe, était à la fois boisson de table et remède rafraîchissant prisé des lettrés et des médecins de Fès.
Bois, l'eau pure de Dieu vaut tous les vins des infidèles. Ceci, on le nomme sekanjabin : du miel et du vinaigre mariés sur le feu jusqu'à épaississement, puis adoucis d'eau de rose de nos jardins. Les médecins de ma cour le tiennent pour bon contre la chaleur de l'été et la lourdeur après un repas de fête. Verses-en un doigt dans une coupe, noie-le d'eau fraîche du puits, et tu sentiras ton souffle s'éclaircir.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — à bonne mesure (douceur et corps)
- Vinaigre — moitié du miel (acidité vive)
- Eau de rose — un filet (parfum)
- Menthe fraîche — un bouquet (fraîcheur)
- Eau de source fraîche — pour allonger (dilution)
Ingrédients
- Miel — 300 g (douceur)
- Vinaigre de vin blanc — 120 ml (acidité)
- Eau — 150 ml (pour le sirop) (dissolution)
- Eau de rose — 1 c. à soupe (parfum)
- Menthe fraîche — 1 belle poignée (fraîcheur)
- Eau froide ou glacée — à volonté (service)
Préparation
- Dissoudre le miel dans l'eau et porter à frémissement en écumant.
- Ajouter le vinaigre et laisser réduire 15 à 20 min jusqu'à obtenir un sirop nappant.
- Hors du feu, plonger la menthe quelques minutes puis la retirer ; parfumer d'eau de rose et laisser refroidir.
- Conserver le sirop en bouteille au frais.
- Au service, verser un fond de sirop dans un verre et allonger généreusement d'eau fraîche, avec une feuille de menthe.
Comment on faisait : Le sekanjabin (de l'arabe sikanjabin, lui-même du persan, « oxymel ») figure dans les traités médicaux et culinaires arabes médiévaux comme boisson saine et digestive. On en variait les parfums selon les saisons : rose, menthe, coing. Servi dilué, il était la boisson civilisée par excellence d'un monde sans alcool.
Le twist contemporain : Servi très frais sur glace pilée avec une fine tranche de concombre : un « mocktail » médiéval parfait pour une table d'été.
Sources : Traités médico-culinaires arabes médiévaux (oxymel / sikanjabin) · Anonyme andalou, Kitab al-tabikh (XIIIᵉ s.)
Abou Inan · Charactorium





