La carte de Al-Ma'mun
Boisson parfumée du plateau, servie pour clore le repas

Jullāb à l'eau de rose (sirop rafraîchi à la neige)

BoissonReconstitution🍯facile20 min (+ refroidissement)

Un sirop léger de sucre parfumé à l'eau de rose, allongé d'eau fraîche et rafraîchi à la glace. Floral, désaltérant, c'est la quintessence de la douceur de cour.

Boisson parfumée du plateau, servie pour clore le repas

Un sirop léger de sucre parfumé à l'eau de rose, allongé d'eau fraîche et rafraîchi à la glace. Floral, désaltérant, c'est la quintessence de la douceur de cour.

Quand le soleil de Bagdad pèse sur la nuque, on m'apporte la neige rapportée à dos de mule des montagnes du nord — songe au prix d'une telle fraîcheur. J'y fais fondre un sirop léger et trois gorgées d'eau de rose, pas davantage : le parfum doit caresser, non assommer. Bois lentement, ô mon hôte, et que cette douceur te rappelle que Dieu a mis dans la rose un délice qu'aucun savant ne saurait fabriquer.
Al-Ma'mun
Ingrédients
  • Sucre (qand) ou mielselon le goût (douceur)
  • Eau de rosequelques gouttes (parfum)
  • Eau pureà volonté (base)
  • Neige des montagnesune poignée (fraîcheur)
Comment on faisait : Le commerce de la neige et de la glace, conservées dans des glacières, alimentait les cours du monde islamique médiéval. Les sirops parfumés (sharāb, dont vient notre mot « sirop ») se déclinaient à la rose, à la violette, au tamarin. On les diluait au moment de boire, souvent additionnés de musc ou d'ambre à la table califale — touche que l'on omettra aujourd'hui.
Sources : Lilia Zaouali, L'Islam à table — Du Moyen Âge à nos jours (2004) · Nawal Nasrallah, Annals of the Caliphs' Kitchens (2007)