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Carrot cake de guerre (sans œuf)
Pourquoi ce plat ? Quand le sucre, le beurre et les œufs manquaient, la carotte — héroïne du « Dr Carrot » du Ministry of Food — apportait son sucre naturel aux gâteaux. Une douceur d'occasion, pour un anniversaire ou un dimanche, dans l'Angleterre austère qu'a traversée Turing.
Un gâteau humide et parfumé d'épices, sucré par la carotte râpée plutôt que par le sucre rationné, sans œuf ni beurre en quantité. La fête possible quand presque tout manquait.
On me dira qu'un gâteau sans œufs ni vrai sucre n'est pas un vrai gâteau ; je réponds que c'est précisément le genre de contrainte qui force l'ingéniosité. La carotte fait le sucre, les épices font le reste, et le résultat est étonnamment correct. J'avoue n'avoir jamais été gourmand — je mange ce qui fonctionne — mais une part de ceci avec un thé fort, un dimanche, voilà qui rendait la semaine acceptable.
- •Carottes râpées — deux tasses (sucre naturel, moelleux)
- •Farine (National Flour) — deux tasses (structure)
- •Graisse végétale ou margarine — une bonne cuillerée (matière grasse)
- •Mélasse claire ou sucre rationné — le peu qu'on a (sucrant d'appoint)
- •Épices (cannelle, muscade) — une pincée de chaque (parfum)
- •Bicarbonate de soude — une cuillerée (levée sans œuf)
- •Lait ou eau — pour la pâte (liant)
Carrot cake de guerre (sans œuf)
Un gâteau humide et parfumé d'épices, sucré par la carotte râpée plutôt que par le sucre rationné, sans œuf ni beurre en quantité. La fête possible quand presque tout manquait.
Pourquoi ce plat ? Quand le sucre, le beurre et les œufs manquaient, la carotte — héroïne du « Dr Carrot » du Ministry of Food — apportait son sucre naturel aux gâteaux. Une douceur d'occasion, pour un anniversaire ou un dimanche, dans l'Angleterre austère qu'a traversée Turing.
On me dira qu'un gâteau sans œufs ni vrai sucre n'est pas un vrai gâteau ; je réponds que c'est précisément le genre de contrainte qui force l'ingéniosité. La carotte fait le sucre, les épices font le reste, et le résultat est étonnamment correct. J'avoue n'avoir jamais été gourmand — je mange ce qui fonctionne — mais une part de ceci avec un thé fort, un dimanche, voilà qui rendait la semaine acceptable.
Ingrédients (version d’époque)
- Carottes râpées — deux tasses (sucre naturel, moelleux)
- Farine (National Flour) — deux tasses (structure)
- Graisse végétale ou margarine — une bonne cuillerée (matière grasse)
- Mélasse claire ou sucre rationné — le peu qu'on a (sucrant d'appoint)
- Épices (cannelle, muscade) — une pincée de chaque (parfum)
- Bicarbonate de soude — une cuillerée (levée sans œuf)
- Lait ou eau — pour la pâte (liant)
Ingrédients
- Carottes finement râpées — 200 g (moelleux et sucre)
- Farine — 250 g (structure)
- Margarine ou huile neutre — 80 g (matière grasse)
- Sucre roux — 80 g (sucrant)
- Mélasse claire (golden syrup) — 1 c. à soupe (humidité)
- Cannelle et muscade — 1 c. à café de cannelle, ½ de muscade (épices)
- Bicarbonate de soude — 1 c. à café (levant)
- Lait — 120 ml (liant)
Préparation
- Préchauffer le four à 180 °C et chemiser un petit moule à cake.
- Mélanger la farine, les épices et le bicarbonate.
- Travailler la margarine avec le sucre et le golden syrup, ajouter les carottes râpées.
- Incorporer la farine épicée et le lait jusqu'à une pâte souple et homogène.
- Verser dans le moule et cuire 35 à 40 minutes ; vérifier avec une lame qui doit ressortir propre.
- Laisser tiédir avant de démouler.
Comment on faisait : Le Ministry of Food diffusait des recettes de gâteaux et puddings à la carotte pour pallier le manque de sucre et de fruits secs. La « National Flour » complète remplaçait la farine blanche, et le bicarbonate compensait l'absence d'œufs.
Le twist contemporain : Un glaçage léger au fromage frais et zeste d'orange — luxe impensable en 1943 — pour transformer la débrouille de guerre en goûter d'aujourd'hui.
Sources : Ministry of Food, Dr Carrot campaign leaflets (1940-1942) · Marguerite Patten, We'll Eat Again (1985)
Alan Turing · Charactorium





