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Pudding de riz au lait, pour la table de la victoire
Pourquoi ce plat ? Au soir d'une victoire — qu'on imagine après la reddition allemande signée devant lui à Lunebourg en mai 1945 — un homme aussi sobre que Montgomery ne célèbre pas au champagne, qu'il ne touche pas. Le pudding de riz, douceur réconfortante des nurseries et des messes britanniques, est exactement le « festin » qui convient à son tempérament : modeste, chaud, sans excès.
Du riz cuit lentement dans du lait sucré jusqu'à devenir crémeux, parfumé d'une touche de muscade et coiffé d'une peau dorée au four. Le dessert-doudou britannique par excellence, célébration discrète d'un homme qui se méfiait du faste.
Vous attendiez du champagne ? Vous serez déçu : je n'en bois pas, et je n'en boirai pas davantage un soir de victoire. Pour fêter la chose, qu'on me serve un bon pudding de riz, comme on en faisait à la nursery : du riz mijoté dans le lait, un peu de sucre, une râpure de muscade, et au four jusqu'à ce que la peau dore. Voilà ma manière de célébrer — modeste, chaude, et la tête parfaitement claire au matin pour la suite des opérations.
- •Riz rond (pudding rice) — une poignée (base)
- •Lait — abondamment (cuisson)
- •Sucre — au goût (douceur)
- •Beurre — une noix (richesse)
- •Muscade — une râpure (parfum)
Pudding de riz au lait, pour la table de la victoire
Du riz cuit lentement dans du lait sucré jusqu'à devenir crémeux, parfumé d'une touche de muscade et coiffé d'une peau dorée au four. Le dessert-doudou britannique par excellence, célébration discrète d'un homme qui se méfiait du faste.
Pourquoi ce plat ? Au soir d'une victoire — qu'on imagine après la reddition allemande signée devant lui à Lunebourg en mai 1945 — un homme aussi sobre que Montgomery ne célèbre pas au champagne, qu'il ne touche pas. Le pudding de riz, douceur réconfortante des nurseries et des messes britanniques, est exactement le « festin » qui convient à son tempérament : modeste, chaud, sans excès.
Vous attendiez du champagne ? Vous serez déçu : je n'en bois pas, et je n'en boirai pas davantage un soir de victoire. Pour fêter la chose, qu'on me serve un bon pudding de riz, comme on en faisait à la nursery : du riz mijoté dans le lait, un peu de sucre, une râpure de muscade, et au four jusqu'à ce que la peau dore. Voilà ma manière de célébrer — modeste, chaude, et la tête parfaitement claire au matin pour la suite des opérations.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz rond (pudding rice) — une poignée (base)
- Lait — abondamment (cuisson)
- Sucre — au goût (douceur)
- Beurre — une noix (richesse)
- Muscade — une râpure (parfum)
Ingrédients
- Riz rond à dessert — 80 g (base)
- Lait entier — 600 ml (cuisson)
- Sucre — 50 g (douceur)
- Beurre — 20 g (richesse)
- Muscade — 1 pincée râpée (parfum)
Préparation
- Beurrer un plat à gratin et y verser le riz, le sucre et le lait.
- Remuer, parsemer de petits morceaux de beurre et râper la muscade sur le dessus.
- Enfourner à 150 °C pendant 1 h 30 à 2 h, en remuant une ou deux fois dans la première heure.
- Laisser la peau dorer et se former en fin de cuisson sans plus y toucher.
- Servir tiède, tel quel ou avec une cuillère de confiture.
Comment on faisait : Le pudding de riz au four était un dessert familial et institutionnel courant en Grande-Bretagne, économe en ingrédients et donc adapté au rationnement. Sa cuisson lente au four formait une peau dorée caractéristique, partie la plus convoitée du plat. On le servait aussi bien à la nursery qu'au mess des officiers.
Le twist contemporain : Une cuillère de confiture de prune tracée comme un ruban de médaille sur la peau dorée — la « décoration » du pudding de la victoire.
Bernard Montgomery · Charactorium





