retournerVesperbrot (pain, beurre et fromage de la pause)
Vesperbrot (pain, beurre et fromage de la pause)
Pourquoi ce plat ? La « Vesper » souabe — pain de seigle, beurre, fromage affiné, parfois un cornichon — est la collation que l'on emporte au travail ou en promenade. Einstein, marcheur, voyageur et amateur de cuisine simple et modérée, vivait au rythme de ce pain-fromage frugal qui ne demandait ni four ni feu.
Une tranche épaisse de pain de campagne, beurrée, garnie de fromage affiné et de cornichon : le casse-croûte sans façon que l'on glisse dans une serviette pour la route.
Quand je partais marcher pour réfléchir — et je marchais beaucoup, car les meilleures idées viennent aux jambes —, j'emportais une Vesper dans du papier : du bon pain noir, du beurre, un morceau de fromage qui sent un peu fort, et un cornichon pour réveiller tout cela. Pas besoin d'assiette ni de couvert, vois-tu : un canif, un coin d'ombre, et c'est un festin de roi pour qui a faim. La simplicité, en cuisine comme en physique, est la plus grande des élégances.
- •Pain de seigle ou pain noir — deux tranches (base)
- •Beurre de ferme — une noix (liant gras)
- •Fromage affiné (type Bergkäse ou tomme) — un morceau (garniture)
- •Cornichon au vinaigre — un (acidité et fraîcheur)
- •Radis ou ciboulette — selon la saison (fraîcheur)
Vesperbrot (pain, beurre et fromage de la pause)
Une tranche épaisse de pain de campagne, beurrée, garnie de fromage affiné et de cornichon : le casse-croûte sans façon que l'on glisse dans une serviette pour la route.
Pourquoi ce plat ? La « Vesper » souabe — pain de seigle, beurre, fromage affiné, parfois un cornichon — est la collation que l'on emporte au travail ou en promenade. Einstein, marcheur, voyageur et amateur de cuisine simple et modérée, vivait au rythme de ce pain-fromage frugal qui ne demandait ni four ni feu.
Quand je partais marcher pour réfléchir — et je marchais beaucoup, car les meilleures idées viennent aux jambes —, j'emportais une Vesper dans du papier : du bon pain noir, du beurre, un morceau de fromage qui sent un peu fort, et un cornichon pour réveiller tout cela. Pas besoin d'assiette ni de couvert, vois-tu : un canif, un coin d'ombre, et c'est un festin de roi pour qui a faim. La simplicité, en cuisine comme en physique, est la plus grande des élégances.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain de seigle ou pain noir — deux tranches (base)
- Beurre de ferme — une noix (liant gras)
- Fromage affiné (type Bergkäse ou tomme) — un morceau (garniture)
- Cornichon au vinaigre — un (acidité et fraîcheur)
- Radis ou ciboulette — selon la saison (fraîcheur)
Ingrédients
- Pain de seigle complet — 2 tranches épaisses (base)
- Beurre demi-sel — 20 g (liant)
- Fromage de montagne affiné (comté, emmental, Bergkäse) — 60 g (garniture)
- Cornichons — 2 (acidité)
- Radis — quelques-uns (fraîcheur croquante)
- Ciboulette — 1 c. à soupe (parfum)
Préparation
- Beurrer généreusement les tranches de pain de seigle.
- Trancher le fromage affiné en lamelles ou en bâtonnets et le disposer sur le pain.
- Ajouter des rondelles de radis, parsemer de ciboulette ciselée.
- Servir avec des cornichons à part, ou tout emballer dans du papier pour emporter en promenade.
Comment on faisait : La Brotzeit était à la fois pause de l'ouvrier des champs et collation bourgeoise. Le pain de seigle, à la mie dense, se gardait plusieurs jours ; le fromage de montagne, affiné pour traverser l'hiver, et le cornichon en saumure relevaient ce repas froid sans cuisson. C'était le repas « de transport » avant la lettre.
Le twist contemporain : Présentez-la en planche à partager (Brotzeitbrettl) avec plusieurs fromages et une pointe de moutarde : l'apéro souabe revisité pour une soirée entre amis.
Albert Einstein · Charactorium





