La carte de Albert Roussel
Filets de sole pochés au vin blanc
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La pièce de résistance légère du déjeuner

Filets de sole pochés au vin blanc

QuotidienReconstitution🧂 🍄moyen30 min
La pièce de résistance légère du déjeuner

Filets de sole pochés au vin blanc

Pourquoi ce plat ? Roussel avait l'estomac délicat, séquelle de ses années sous les tropiques où la dysenterie l'avait éprouvé. Le poisson poché, doux et sans graisse lourde, était le plat des digestions prudentes dans la cuisine bourgeoise française de son temps.

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La pièce de résistance légère du déjeuner

De fins filets de sole délicatement pochés dans un fumet au vin blanc, nappés d'une sauce veloutée montée au beurre. Un plat clair, fondant, taillé pour les estomacs raisonnables.

Voyez-vous, l'océan m'a longtemps porté, mais il m'a aussi laissé un corps qui ne pardonne rien. À ma table, on ne cherche pas la lourdeur : on cherche la justesse, comme dans une phrase qui ne souffre pas une note de trop. Je fais glisser ces filets dans un fumet à peine frémissant, jamais bouillant — le poisson, monsieur, se respecte. Une cuillère de beurre montée au dernier instant, et voilà une chair qui se tient sans peser.
Albert Roussel
Ingrédients
  • Sole fraîche levée en filetsdeux belles soles (chair fine et maigre)
  • Vin blanc secun verre (fumet de pochage)
  • Échaloteune (aromate)
  • Beurre finà discrétion (liaison et velouté)
  • Persilun bouquet (fraîcheur)
Comment on faisait : Dans les cuisines bourgeoises de la Belle Époque, le pochage au vin blanc et la sauce montée au beurre (héritée du répertoire codifié par Escoffier) étaient le b.a.-ba du poisson fin. On utilisait le fumet de poisson maison, fait avec les arêtes, plutôt que de l'eau.

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