La carte de Alexander Calder
Le pot de l'atelier (charcuterie de garde tourangelle)

Rillettes de Tours

ConservationDocumentée🧂 🍄moyen5 h (dont 4 h 30 de cuisson)

Du porc (épaule et poitrine) fondu des heures durant à feu très doux dans son saindoux, jusqu'à se défaire en filaments. Salé, poivré, parfumé au thym et déglacé d'un trait de Vouvray, on le serre en pots où il se garde des semaines sous une couche de graisse.

Le pot de l'atelier (charcuterie de garde tourangelle)

Du porc (épaule et poitrine) fondu des heures durant à feu très doux dans son saindoux, jusqu'à se défaire en filaments. Salé, poivré, parfumé au thym et déglacé d'un trait de Vouvray, on le serre en pots où il se garde des semaines sous une couche de graisse.

Tu sais, quand un copain débarquait à l'atelier — et il en débarquait tout le temps ! — la première chose que je sortais, c'était mon pot de rillettes. Je les laissais mijoter une demi-journée pendant que je tordais mon fil de fer ; ça embaumait toute la maison. Tu prends une grosse cuillerée, tu l'écrases sur du pain de campagne, un verre de Vouvray à côté, et voilà, on est heureux. Pas besoin d'autre chose pour faire la fête, crois-moi.
Alexander Calder
Ingrédients
  • Épaule de porcune belle pièce (chair maigre qui s'effiloche)
  • Poitrine de porcune bonne part (apporte le gras fondant)
  • Saindouxce qu'il faut (milieu de cuisson et de conservation)
  • Sel gris, poivreà la main (assaisonnement et conservation)
  • Thym et laurierun bouquet (parfum)
  • Vin blanc de Vouvrayun verre (déglaçage)
Comment on faisait : À l'époque, dans les fermes de Touraine, on cuisait les rillettes des heures dans un grand chaudron de cuivre après l'abattage du cochon, puis on les serrait en pots de grès scellés sous la graisse : c'était une réserve de protéines pour tout l'hiver, bien avant le réfrigérateur.
Sources : Curnonsky, La France gastronomique — La Touraine · IGP Rillettes de Tours (cahier des charges)

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