retournerTisane d'écorce de quinquina (infusion fébrifuge des Andes)
Tisane d'écorce de quinquina (infusion fébrifuge des Andes)
Pourquoi ce plat ? Humboldt a étudié les forêts de quinquina (cinchona) dans les Andes de Loja et discuté de l'écorce fébrifuge, alors fébrifuge le plus prisé d'Europe. Sous les tropiques où sévissaient les fièvres, une infusion légère d'écorce amère était la précaution du voyageur savant.
Une infusion amère et dorée d'écorce de quinquina, adoucie d'un peu de sucre et d'un zeste d'agrume. Boisson-remède, à prendre à petites gorgées, emblème de la rencontre entre botanique et médecine au temps de Humboldt.
L'écorce que les Espagnols nomment quina, je l'ai cherchée moi-même dans les forêts humides des Andes de Loja, et j'en ai décrit les espèces avec soin. Elle est d'une amertume extrême — mais c'est en elle que réside le remède contre ces fièvres qui déciment les voyageurs des terres chaudes. On en fait macérer un peu dans l'eau chaude, on adoucit à peine, et l'on boit par précaution. Que celui qui s'aventure sous les tropiques n'oublie jamais sa provision de quina.
- •Écorce de quinquina (cinchona) — une petite quantité (principe fébrifuge amer)
- •Eau chaude — une tasse (infusion)
- •Sucre — très peu (adoucissant)
- •Zeste d'agrume — un peu (parfum)
Tisane d'écorce de quinquina (infusion fébrifuge des Andes)
Une infusion amère et dorée d'écorce de quinquina, adoucie d'un peu de sucre et d'un zeste d'agrume. Boisson-remède, à prendre à petites gorgées, emblème de la rencontre entre botanique et médecine au temps de Humboldt.
Pourquoi ce plat ? Humboldt a étudié les forêts de quinquina (cinchona) dans les Andes de Loja et discuté de l'écorce fébrifuge, alors fébrifuge le plus prisé d'Europe. Sous les tropiques où sévissaient les fièvres, une infusion légère d'écorce amère était la précaution du voyageur savant.
L'écorce que les Espagnols nomment quina, je l'ai cherchée moi-même dans les forêts humides des Andes de Loja, et j'en ai décrit les espèces avec soin. Elle est d'une amertume extrême — mais c'est en elle que réside le remède contre ces fièvres qui déciment les voyageurs des terres chaudes. On en fait macérer un peu dans l'eau chaude, on adoucit à peine, et l'on boit par précaution. Que celui qui s'aventure sous les tropiques n'oublie jamais sa provision de quina.
Ingrédients (version d’époque)
- Écorce de quinquina (cinchona) — une petite quantité (principe fébrifuge amer)
- Eau chaude — une tasse (infusion)
- Sucre — très peu (adoucissant)
- Zeste d'agrume — un peu (parfum)
Ingrédients
- Écorce de quinquina (en herboristerie) OU à défaut une eau tonique au quinine + thé léger — 1 c. à café d'écorce / ou 150 ml de tonic (amertume signature)
- Eau frémissante — 200 ml (infusion)
- Miel ou sucre de canne — 1 c. à café (adoucissant)
- Zeste de citron ou d'orange — 1 lamelle (parfum)
Préparation
- Faire frémir l'eau sans la bouillir.
- Y mettre l'écorce de quinquina et le zeste d'agrume, couvrir et laisser infuser 8 à 10 min (l'amertume monte vite : goûter en cours).
- Filtrer soigneusement.
- Adoucir d'un peu de miel ou de sucre de canne — sans masquer l'amertume, qui est la marque du remède.
- Boire chaud, à petites gorgées. (Version sans herboristerie : mélanger une eau tonique au quinine avec un thé léger et un zeste, pour évoquer le goût sans préparer un médicament.)
Comment on faisait : L'écorce de quinquina, rapportée des Andes au XVIIe siècle, fut le premier traitement efficace contre le paludisme ; on en faisait macérations et infusions bien avant que la quinine n'en soit isolée en 1820. Les voyageurs des terres chaudes en emportaient comme prévention. Humboldt en a décrit la botanique et déploré l'exploitation destructrice des forêts à quina.
Le twist contemporain : Présenter en « tisane d'apothicaire » dans une fiole de verre ambré et un petit verre, avec une étiquette manuscrite — clin d'œil au cabinet du naturaliste. (À consommer en évocation gustative, pas comme médicament.)
Sources : Alexander von Humboldt & Aimé Bonpland, Plantes équinoxiales (1808-1809)
Alexander von Humboldt · Charactorium





