La carte de Anatole France
Chocolat chaud à l'ancienne
retourner
Le service du salon (après-dîner, au coin du feu)

Chocolat chaud à l'ancienne

BoissonReconstitution🍯 ☕facile15 min
Le service du salon (après-dîner, au coin du feu)

Chocolat chaud à l'ancienne

Pourquoi ce plat ? Le chocolat épais, battu au moussoir, était la boisson des matinées d'écrivain et des salons feutrés de la Belle Époque. France, homme de cabinet penché sur ses livres anciens quai Malaquais, appartenait à cette bourgeoisie cultivée pour qui la tasse de chocolat accompagnait la lecture et la causerie.

cliquer pour retourner
Le service du salon (après-dîner, au coin du feu)

Un chocolat dense et mousseux, à peine sucré, où l'amertume du cacao tient tête à la rondeur du lait. On le boit lentement, à petites gorgées, comme on tourne les pages d'un beau livre.

Le chocolat, voyez-vous, est le compagnon des esprits sédentaires : il tient chaud à la pensée. Je le voulais épais, presque grave, battu longuement au moussoir jusqu'à ce qu'une mousse brune coiffât la tasse. On n'y mettait qu'un soupçon de sucre — car le sucre est à la vérité ce que la flatterie est à la sagesse : un peu réjouit, trop endort. Une pointe de cannelle, et je retournais à mes livres.
Anatole France
Ingrédients
  • Tablette de chocolat à cuireun bon morceau (base)
  • Lait entierun bol (liquide)
  • Sucreun peu (douceur modérée)
  • Cannelleune pincée (épice douce)
Comment on faisait : Avant le chocolat en poudre industriel, on râpait ou cassait des tablettes de chocolat à cuire que l'on faisait fondre dans le lait, puis on battait l'ensemble au moussoir (moulinet de bois) dans une chocolatière à bec. La mousse était la marque d'un chocolat bien fait.
Sources : Jean-Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût (1825)

Voir aussi