Bunyols de mel — beignets valenciens au miel
Petits beignets de pâte légère, frits dans l'huile d'olive jusqu'à dorer et gonfler, puis arrosés de miel chaud. Croustillants dehors, moelleux dedans — la friandise de fête qu'on partage dans la rue.
Petits beignets de pâte légère, frits dans l'huile d'olive jusqu'à dorer et gonfler, puis arrosés de miel chaud. Croustillants dehors, moelleux dedans — la friandise de fête qu'on partage dans la rue.
Tu me vois en majesté sous les fresques de Pinturicchio — mais sache qu'un petit garçon de Xàtiva court encore en moi. Là-bas, les jours de fête, on frit la pâte dans l'huile chaude jusqu'à ce qu'elle gonfle comme une joue d'enfant, puis on la noie de miel. Mange-les brûlants, les doigts poisseux, sans cérémonie : il est des plaisirs qu'aucune tiare ne remplace. Et n'aie pas honte d'en reprendre — moi non plus je n'ai jamais su m'arrêter à un seul.
- •Farine de froment — ce qu'il faut (base de la pâte)
- •Levain ou levure de bière — un peu (faire gonfler)
- •Eau tiède — pour détremper (liquide)
- •Huile d'olive — une pleine poêle (friture)
- •Miel — généreusement (nappage sucré)
- •Zeste d'orange amère ou anis — au goût (parfum)
Bunyols de mel — beignets valenciens au miel
Petits beignets de pâte légère, frits dans l'huile d'olive jusqu'à dorer et gonfler, puis arrosés de miel chaud. Croustillants dehors, moelleux dedans — la friandise de fête qu'on partage dans la rue.
Pourquoi ce plat ? Avant la pourpre et la tiare, il y eut un enfant de Xàtiva. Les bunyols frits et nappés de miel sont une douceur populaire de la Valence médiévale, vendue dans les rues lors des fêtes : un humble souvenir d'enfance ibérique pour un homme devenu le plus puissant de la chrétienté, et un contrepoint aux fastes de la table pontificale.
Tu me vois en majesté sous les fresques de Pinturicchio — mais sache qu'un petit garçon de Xàtiva court encore en moi. Là-bas, les jours de fête, on frit la pâte dans l'huile chaude jusqu'à ce qu'elle gonfle comme une joue d'enfant, puis on la noie de miel. Mange-les brûlants, les doigts poisseux, sans cérémonie : il est des plaisirs qu'aucune tiare ne remplace. Et n'aie pas honte d'en reprendre — moi non plus je n'ai jamais su m'arrêter à un seul.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — ce qu'il faut (base de la pâte)
- Levain ou levure de bière — un peu (faire gonfler)
- Eau tiède — pour détremper (liquide)
- Huile d'olive — une pleine poêle (friture)
- Miel — généreusement (nappage sucré)
- Zeste d'orange amère ou anis — au goût (parfum)
Ingrédients
- Farine — 250 g (base)
- Levure de boulanger — 1 sachet (7 g sec) (levée)
- Eau tiède — ≈ 250 ml (détrempe (pâte semi-liquide))
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
- Zeste d'orange ou 1 c. à café d'anis — au goût (parfum)
- Huile d'olive (ou de friture) — pour friture (cuisson)
- Miel — 5 à 6 c. à soupe (nappage)
Préparation
- Mélanger farine, levure, sel et parfum, puis ajouter l'eau tiède pour obtenir une pâte épaisse et collante.
- Couvrir et laisser lever 1 h à température ambiante, jusqu'à ce que la pâte double et bulle.
- Chauffer l'huile (170-180 °C). À l'aide de deux cuillères (ou des doigts mouillés), déposer des boules de pâte dans l'huile.
- Frire en les retournant jusqu'à belle couleur dorée et gonflement ; égoutter sur papier.
- Tiédir le miel (allongé d'un peu d'eau) et en napper les beignets encore chauds. Servir aussitôt.
Comment on faisait : Les beignets frits au miel (bunyols, l'héritage andalusi des « buñuelos ») sont une douceur de rue commune dans la péninsule Ibérique médiévale, associée aux fêtes religieuses et populaires. On les frisait en plein air dans de grandes poêles d'huile d'olive ; le miel, sucrant de base avant la diffusion du sucre, les nappait. Friandise des humbles autant que des riches.
Le twist contemporain : Les empiler en petite pyramide arrosée de miel et d'un soupçon de cannelle, façon street-food de fête — l'ancêtre médiéval des churros à partager.
Sources : Llibre del Coch (éd. 1520) · Tradition culinaire andalusi-valencienne médiévale
Alexandre VI · Charactorium
