La carte de François Rabelais
Fouaces de Lerné
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Pain de fête / en-cas (issue de table ou collation)

Fouaces de Lerné

Street foodReconstitution🍯 🧂facile2 h 30 (dont levée)
Pain de fête / en-cas (issue de table ou collation)

Fouaces de Lerné

Pourquoi ce plat ? La célèbre « guerre picrocholine » de Gargantua éclate à cause de fouaces : les fouaciers de Lerné refusent d'en vendre aux bergers de Grandgousier (ch. XXV). Rabelais décrit ces galettes « belles fouaces » pétries de fleur de farine, de beaux moyeux d'œufs, de beurre, de safran et de fines épices — un pain de luxe villageois de sa Touraine natale.

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Pain de fête / en-cas (issue de table ou collation)

Galette dorée et briochée, riche en beurre et en jaunes d'œufs, parfumée au safran. Tendre dedans, lustrée dehors, elle se mange chaude à la main, sur le pouce, comme au marché de Lerné.

Or çà, l'ami, ne fais point la guerre pour si peu : je t'en baille volontiers une fouace ! Pétris-moi la fleur de la plus fine farine avec beaux moyeux d'œufs, bon beurre frais, safran et un grain de sel, jusqu'à pâte douce comme joue de pucelle. Laisse-la lever au coin de l'âtre, puis enfourne-la jusqu'à belle couleur d'or. Mange-la chaude, et tu verras qu'il vaut mieux rompre la fouace que rompre les têtes.
François Rabelais
Ingrédients
  • Fleur de farine (froment fin)pleine sébile (base)
  • Moyeux d'œufs (jaunes)plusieurs beaux (richesse et couleur)
  • Beurre fraisbonne motte (moelleux)
  • Safranpincée (couleur dorée)
  • Levainun peu (levée)
  • Selgrain (assaisonnement)
Comment on faisait : La fouace (ou fougasse) était un pain enrichi cuit dans les braises ou au four banal, réservé aux jours de marché et de fête. Le safran et le beurre en faisaient un produit de relatif luxe, ce qui explique pourquoi les fouaciers de Lerné rechignaient à les céder à de simples bergers.
Sources : François Rabelais, Gargantua, ch. XXV (la guerre des fouaces de Lerné)

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