En-cas du tianguis — grignotage du grand marché de Tlatelolco
Fruits de la terre chaude au sel et au chile
Street foodReconstitution🍯 🍋 🌶️facile15 min
Un assortiment de fruits tropicaux coupés, relevés de sel et de chile en poudre. Frais, acidulé, sucré et piquant à la fois : la collation de marché telle qu'on la grignotait dans les allées de Tlatelolco.
Pourquoi ce plat ? Dans ses Lettres au Roi, Cortés s'émerveille du marché de Tlatelolco où se vendent des fruits inconnus d'Europe. Ses hommes s'en rafraîchissaient par la chaleur — un en-cas de rue mésoaméricain, ancêtre direct de la « fruta picada » mexicaine.
Si vous aviez vu le grand marché de Tlatelolco, vous n'en croiriez vos yeux : soixante mille âmes y trafiquaient chaque jour, et j'en fis fidèle rapport à Sa Majesté en mes lettres. On y vendait des fruits dont nous ignorions jusqu'au nom — l'aguacate au goût de beurre, le mamey vermeil, la guayaba parfumée. Par la chaleur, mes hommes s'en rafraîchissaient volontiers, coupés au couteau et saupoudrés de sel et de ce piment moulu. Tant de richesses en ces terres me confirmèrent que Dieu nous avait menés en un nouveau monde.
Ingrédients
- •Mamey — selon l'envie (fruit doux et charnu)
- •Goyave (guayaba) — quelques-unes (fruit parfumé)
- •Figue de Barbarie (tuna) — à volonté (fraîcheur sucrée)
- •Avocat (aguacate) — un (douceur grasse)
- •Sel et chile en poudre — une pincée (relever les fruits)
Comment on faisait : Le marché de Tlatelolco, décrit par Cortés et par Bernal Díaz, offrait une profusion de fruits : mamey, goyave, avocat, figue de Barbarie, capulin. L'habitude d'assaisonner les fruits de sel et de chile est ancienne en Mésoamérique. Ni sucre de canne ni agrumes : la fraîcheur venait du fruit lui-même, l'acidité parfois du xoconostle (figue de Barbarie aigre).
Sources : Hernán Cortés, Cartas de relación (deuxième lettre) · Bernal Díaz del Castillo, Historia verdadera de la conquista de la Nueva España