La carte de Michel-Ange
Dolce povero — la douceur de farine pauvre, en-cas de tout moment

Castagnaccio (galette de farine de châtaigne)

Street foodReconstitution🍯 ☕facile50 min

Une galette plate et moelleuse de farine de châtaigne, parsemée de pignons, de raisins secs et de romarin, cuite jusqu'à ce que la surface se craquelle.

Dolce povero — la douceur de farine pauvre, en-cas de tout moment

Une galette plate et moelleuse de farine de châtaigne, parsemée de pignons, de raisins secs et de romarin, cuite jusqu'à ce que la surface se craquelle.

À Carrare, parmi les blocs de marbre et les hommes des montagnes, on connaît la vertu du châtaignier : il nourrit quand le blé manque. On délaie sa farine dans l'eau jusqu'à une bouillie souple, on y jette les raisins secs, les pignons et un peu de romarin, puis l'huile, et au four jusqu'à ce que la croûte se fende comme la terre sèche. C'est doux sans miel ni sucre — la douceur même de l'arbre. J'en ai mangé debout, les mains encore blanches de poussière de marbre.
Michel-Ange
Ingrédients
  • Farine de châtaignedeux poignées par personne (base)
  • Eauce qu'il faut (détrempe)
  • Raisins secsune poignée (douceur)
  • Pignons de pinune poignée (garniture)
  • Romarin fraisquelques aiguilles (parfum)
  • Huile d'oliveun filet (liant)
Comment on faisait : Dans les Apennins toscans, la châtaigne séchée puis moulue donnait une farine de soudure qui sauvait les montagnards les années de mauvaise récolte de blé. Le castagnaccio se faisait au feu de bois, dans un plat large et peu profond, sans sucre — inutile, la châtaigne étant déjà douce. On le classe en « reconstitution » : la recette précise n'est fixée par écrit que plus tard, mais ses ingrédients et son principe sont bien ceux de l'époque.