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Confiture de groseilles du verger
Pourquoi ce plat ? Les maisons de campagne de Berthe (Bougival, Mézy-sur-Seine) avaient verger et groseilliers ; faire les confitures à la fin de l'été pour garnir la dépense était un rite des familles bourgeoises, qui les servaient au dessert et au goûter tout l'hiver.
Des groseilles rouges cuites avec leur poids de sucre jusqu'à la nappe, gardant leur acidité vive et leur couleur de vitrail ; on en remplit des pots que l'on coiffe d'un rond de papier.
À la campagne, dès que les groseilliers ploient sous leurs grappes rouges, c'est jour de confitures. On égrène les groseilles à la fourchette, on les met dans la bassine avec autant de sucre, et l'on surveille la cuisson sans la quitter des yeux, car cela tourne vite. J'aime cette couleur de groseille cuite, ce rouge transparent que je voudrais bien attraper sur ma palette ; et l'odeur sucrée qui emplit toute la maison vaut un beau matin de peinture.
- •Groseilles rouges égrappées — à parts égales avec le sucre (base)
- •Sucre — même poids que les fruits (conservation et liant)
Confiture de groseilles du verger
Des groseilles rouges cuites avec leur poids de sucre jusqu'à la nappe, gardant leur acidité vive et leur couleur de vitrail ; on en remplit des pots que l'on coiffe d'un rond de papier.
Pourquoi ce plat ? Les maisons de campagne de Berthe (Bougival, Mézy-sur-Seine) avaient verger et groseilliers ; faire les confitures à la fin de l'été pour garnir la dépense était un rite des familles bourgeoises, qui les servaient au dessert et au goûter tout l'hiver.
À la campagne, dès que les groseilliers ploient sous leurs grappes rouges, c'est jour de confitures. On égrène les groseilles à la fourchette, on les met dans la bassine avec autant de sucre, et l'on surveille la cuisson sans la quitter des yeux, car cela tourne vite. J'aime cette couleur de groseille cuite, ce rouge transparent que je voudrais bien attraper sur ma palette ; et l'odeur sucrée qui emplit toute la maison vaut un beau matin de peinture.
Ingrédients (version d’époque)
- Groseilles rouges égrappées — à parts égales avec le sucre (base)
- Sucre — même poids que les fruits (conservation et liant)
Ingrédients
- Groseilles rouges égrappées — 1 kg (base)
- Sucre cristallisé — 850 g (conservation et liant)
- Jus de citron — 1/2 citron (aide à la prise (pectine))
Préparation
- Égrener les groseilles à la fourchette et les peser pour ajuster le sucre.
- Dans une grande bassine, mélanger fruits, sucre et jus de citron ; laisser macérer 1 h.
- Porter à ébullition et cuire à feu vif 8 à 12 min en écumant, jusqu'à ce qu'une goutte fige sur une assiette froide.
- Mettre en pots ébouillantés bien remplis, fermer aussitôt et retourner les pots jusqu'à refroidissement.
Comment on faisait : On cuisait les confitures dans une bassine de cuivre non étamé, qui favorise une cuisson rapide et une belle couleur ; faute de capsules modernes, on scellait les pots d'un rond de papier sulfurisé imbibé d'alcool puis d'un papier ficelé.
Le twist contemporain : Un soupçon de poivre concassé et une pointe de vanille pour une « groseille de peintre » à servir avec un fromage frais.
Berthe Morisot · Charactorium





