La carte de Alfred Hitchcock
Sole meunière au beurre noisette
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The fish course — le service du poisson, qui ouvre le dîner

Sole meunière au beurre noisette

QuotidienDocumentée🧂 🍋moyen25 min
The fish course — le service du poisson, qui ouvre le dîner

Sole meunière au beurre noisette

Pourquoi ce plat ? Hitchcock raffolait du poisson, et la Dover sole tenait une place de choix dans son répertoire : à Hollywood, il se faisait expédier sa sole et son haddock fumé d'Angleterre. Un plat de bon goût, sobre et beurré, à l'image de ses dîners soignés.

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The fish course — le service du poisson, qui ouvre le dîner

Une sole entière dorée à la poêle, juste farinée, nappée d'un beurre fondu jusqu'à la couleur noisette et réveillée d'un trait de citron et de persil.

Le poisson, voyez-vous, ne pardonne pas l'inattention : une minute de trop et vous tenez du carton bouilli. Je veux ma sole à peine farinée, glissée dans un beurre qui chante, puis ce beurre qu'on laisse brunir jusqu'à sentir la noisette — un parfum qui, je l'avoue, m'a toujours plus ému que bien des actrices. Un trait de citron pour la tension, du persil pour la couleur, et rien d'autre : le suspense culinaire tient à ce qu'on retire, pas à ce qu'on ajoute.
Alfred Hitchcock
Ingrédients
  • Sole entière (Dover sole)une par convive (poisson)
  • Farinepour fariner (enrobage)
  • Beurreune bonne noix (cuisson et sauce)
  • Citronun (acidité)
  • Persilun bouquet (finition)
Comment on faisait : La meunière — du nom de la femme du meunier qui « farinait » son poisson — était le b.a.-ba de la cuisine de poisson au beurre, technique française adoptée dans toutes les bonnes maisons anglaises de l'époque édouardienne et au-delà.
Sources : Auguste Escoffier, Le Guide culinaire, 1903 · Jane Grigson, Fish Cookery, 1973 · Donald Spoto, The Dark Side of Genius: The Life of Alfred Hitchcock, 1983

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