La carte de Assia Djebar
Thé à la menthe sucré
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Boisson d'hospitalité (atay, le thé qui ouvre et prolonge l'accueil)

Thé à la menthe sucré

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Boisson d'hospitalité (atay, le thé qui ouvre et prolonge l'accueil)

Thé à la menthe sucré

Pourquoi ce plat ? Le thé à la menthe est mentionné parmi les habitudes d'Assia Djebar elle-même, fil conducteur sensoriel entre l'Algérie de l'enfance, la France et les États-Unis. C'est la boisson de l'accueil, du lien et de la mémoire, qu'elle disait préserver loin du pays.

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Boisson d'hospitalité (atay, le thé qui ouvre et prolonge l'accueil)

Un thé vert infusé fort, généreusement sucré et parfumé d'une grosse poignée de menthe fraîche, versé de haut pour le couronner d'une mousse légère. Le geste même de l'hospitalité maghrébine.

Où que la vie m'ait portée — à Sèvres, à Paris, jusqu'à New York — j'ai toujours gardé près de moi la théière et la botte de menthe. On ne sert pas le thé n'importe comment : on le verse de haut, en un long filet, pour qu'une fine écume se forme à la surface du verre — c'est la marque de l'attention qu'on porte à l'hôte. Le premier verre est amer comme la vie, disait-on, le deuxième doux comme l'amour, le troisième suave comme la mort. Bois-le lentement, et reste : le thé est une manière de retenir l'autre auprès de soi.
Assia Djebar
Ingrédients
  • Thé vert gunpowderune cuillère (base infusée)
  • Menthe verte fraîcheune grosse poignée (parfum)
  • Sucre en paingénéreusement (douceur)
  • Eau bouillanteune théière (infusion)
Comment on faisait : Le thé vert, importé par les routes commerciales, s'est imposé au Maghreb au XIXe siècle. Le service de haut n'est pas un effet : il oxygène le thé et dépose la mousse, signe de respect envers l'invité. On servait traditionnellement trois verres successifs.

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