retournerMouton rôti de la victoire (shiwâ')
Mouton rôti de la victoire (shiwâ')
Pourquoi ce plat ? Quand une victoire est remportée ou qu'un hôte de marque arrive, on abat un mouton et on le rôtit entier sur les braises. Amr, chef de guerre et fondateur de cité, tient table ouverte : nourrir ses hommes et ses invités après la conquête de l'Égypte est un acte de prestige autant que de générosité.
Un quartier de mouton frotté de sel et de samn, rôti lentement sur les braises jusqu'à ce que la peau craque et que la chair se détache. La viande des grands jours, partagée à la main sur la sufra.
Lorsque Dieu nous accorda l'Égypte et que Babylone tomba, je fis abattre les moutons pour mes compagnons — car un chef qui garde sa graisse pour lui ne mérite pas qu'on le suive. On frotte la bête de sel et de beurre fondu, on la couche sur les braises et l'on tourne, patient, jusqu'à ce que la peau chante sous le doigt. Approche, prends de la main droite le morceau le plus tendre : à ma table, l'étranger mange avant le maître.
- •Épaule ou gigot de mouton — une pièce (base)
- •Samn (beurre clarifié) — une bonne louche (graisse et parfum)
- •Sel — généreusement (assaisonnement)
- •Poivre long et cumin — quelques pincées (épices de caravane)
Mouton rôti de la victoire (shiwâ')
Un quartier de mouton frotté de sel et de samn, rôti lentement sur les braises jusqu'à ce que la peau craque et que la chair se détache. La viande des grands jours, partagée à la main sur la sufra.
Pourquoi ce plat ? Quand une victoire est remportée ou qu'un hôte de marque arrive, on abat un mouton et on le rôtit entier sur les braises. Amr, chef de guerre et fondateur de cité, tient table ouverte : nourrir ses hommes et ses invités après la conquête de l'Égypte est un acte de prestige autant que de générosité.
Lorsque Dieu nous accorda l'Égypte et que Babylone tomba, je fis abattre les moutons pour mes compagnons — car un chef qui garde sa graisse pour lui ne mérite pas qu'on le suive. On frotte la bête de sel et de beurre fondu, on la couche sur les braises et l'on tourne, patient, jusqu'à ce que la peau chante sous le doigt. Approche, prends de la main droite le morceau le plus tendre : à ma table, l'étranger mange avant le maître.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule ou gigot de mouton — une pièce (base)
- Samn (beurre clarifié) — une bonne louche (graisse et parfum)
- Sel — généreusement (assaisonnement)
- Poivre long et cumin — quelques pincées (épices de caravane)
Ingrédients
- Épaule d'agneau ou de mouton — 1,5 kg (base)
- Beurre clarifié (ghee/samn) — 60 g fondu (graisse et parfum)
- Sel — 2 c. à café (assaisonnement)
- Cumin moulu — 1 c. à café (épice de caravane)
- Poivre noir fraîchement moulu — 1/2 c. à café (épice)
- Gousses d'ail — 4 (parfum)
Préparation
- Frotter l'épaule de sel, de cumin, de poivre et d'ail écrasé. Badigeonner de beurre clarifié fondu.
- Laisser reposer 1 heure à température ambiante pour que les arômes pénètrent.
- Rôtir au four à 160 °C pendant 3 heures (ou sur braises lointaines, à la broche, en tournant régulièrement), en arrosant du jus et de beurre toutes les 30 minutes.
- Monter à 220 °C les 15 dernières minutes pour faire croustiller la surface.
- Laisser reposer 15 minutes, puis effilocher ou découper. Servir sur un grand plat commun avec du pain et des dattes.
Comment on faisait : Sans réfrigération, on abattait l'animal le jour même du festin et on consommait tout. Le mouton entier rôti ou bouilli était le sommet de l'hospitalité arabe ; on offrait les meilleurs morceaux à l'invité, et la tête revenait au plus honoré. Les épices (cumin, poivre long venu des routes de l'Inde) marquaient la richesse de la table.
Le twist contemporain : Présenter l'épaule effilochée sur un grand plat semé de dattes rôties et d'amandes grillées, arrosée du jus de cuisson au beurre : le festin de Fustat revisité en plat à partager.
Amr ibn al-As · Charactorium





