La carte de An Lushan
Hubing, la galette des marchands de l'Ouest
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Hushi de tous les jours — la galette au four que l'on mange en marchant

Hubing, la galette des marchands de l'Ouest

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Hushi de tous les jours — la galette au four que l'on mange en marchant

Hubing, la galette des marchands de l'Ouest

Pourquoi ce plat ? An Lushan était sogdien : la hubing, cette galette à la mode venue précisément des oasis d'Asie centrale, c'était le pain de son enfance et de ses soldats. À Chang'an, on en vendait à tous les coins de rue, chaude et grillée ; pour un homme de la frontière comme lui, c'était à la fois le goût du pays et la nourriture pratique des longues chevauchées.

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Hushi de tous les jours — la galette au four que l'on mange en marchant

Une galette de froment cuite au four contre la paroi, croustillante, dorée et constellée de sésame. Plate, solide, elle voyageait dans les sacoches de selle et se trempait dans le jus des viandes.

Regarde-moi cette galette, l'ami ! Je suis né là-bas, sur les pistes où les chameaux des Sogdiens lèvent la poussière, et c'est ce pain-là qui m'a fait grand et gros comme tu me vois. On la plaque contre le four brûlant, on la sème de ces petites graines qui craquent sous la dent, et quand elle sort dorée, tu la déchires à pleines mains, encore fumante. Moi j'en mangeais trois pendant que mes officiers en finissaient une — et je la trempais dans le gras du mouton, car un soldat qui ne mange pas gras ne tient pas en selle !
An Lushan
Ingrédients
  • Farine de fromentà volonté (base de la galette)
  • Levain ou pâte aigrie de la veilleun peu (léger gonflant)
  • Eauce qu'il faut (pétrissage)
  • Graines de sésameune bonne poignée (garniture parfumée)
  • Selune pincée (assaisonnement)
  • Huile de sésameun filet (dorure et parfum)
Comment on faisait : La hubing (胡饼, « galette des Hu ») est l'un des aliments « exotiques » les mieux attestés des Tang : vendue dans les rues de Chang'an, elle était cuite plaquée contre la paroi d'un four en argile, exactement comme le naan ou la lepyochka d'Asie centrale dont elle descend. Sa popularité témoigne de l'engouement de la cour Tang pour la mode sogdienne.
Sources : Edward H. Schafer, The Golden Peaches of Samarkand: A Study of T'ang Exotics, University of California Press, 1963

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