La carte de Anacaona
Pain-socle (le casabe que l'on rompt à chaque repas)

Casabe, la galette de manioc du budare

QuotidienDocumentée☕ 🧂moyen30 min

La galette plate et croustillante de manioc, base de toute l'alimentation taïno. Sobre, légèrement amère et toastée, elle se conserve des semaines et accompagne aussi bien le poisson du jour que les festins de cour.

Pain-socle (le casabe que l'on rompt à chaque repas)

La galette plate et croustillante de manioc, base de toute l'alimentation taïno. Sobre, légèrement amère et toastée, elle se conserve des semaines et accompagne aussi bien le poisson du jour que les festins de cour.

Toi qui viens de loin, assieds-toi : sous mon toit, nul ne reste les mains vides. Vois mes femmes râper la yuca, presser dans le cibucán le jus qui tue, puis verser la farine blanche sur le budare chaud — et la galette se forme, ronde comme la lune de nos chants. Romps-en un morceau de tes doigts, c'est ainsi qu'on honore l'hôte à Xaragua. Tant qu'il y aura du casabe sur ma natte, il y aura un areíto à danser.
Anacaona
Ingrédients
  • Manioc amer (yuca)plusieurs racines (base, à détoxifier par pressage)
  • Sel de merune pincée (assaisonnement léger (optionnel))
Comment on faisait : Les Taïnos cultivaient le manioc amer en buttes appelées conucos. Toute la chaîne — râpage, pressage dans le cibucán (manche tressée), cuisson sur le budare de terre cuite — était un savoir-faire féminin transmis de génération en génération. Le casabe se conservait des mois, ce qui en faisait l'aliment de réserve idéal des îles.
Sources : Gonzalo Fernández de Oviedo, Historia general y natural de las Indias (1535) · Bartolomé de Las Casas, Apologética historia sumaria