La carte de Anacaona
Marmite commune du festin (le pot partagé au centre de la fête)

Ragoût de l'areíto au poisson, ají et sirop de manioc

FestifReconstitution🌶️ 🍄 ☕moyen45 min

Un ragoût profond et corsé, parent ancien du « pepperpot » caribéen : poisson et crabe mijotés dans le casaripe, ce sirop sombre tiré du jus de manioc bouilli, relevé d'ají brûlant. Un plat de partage, riche en umami, au léger fond amer.

Marmite commune du festin (le pot partagé au centre de la fête)

Un ragoût profond et corsé, parent ancien du « pepperpot » caribéen : poisson et crabe mijotés dans le casaripe, ce sirop sombre tiré du jus de manioc bouilli, relevé d'ají brûlant. Un plat de partage, riche en umami, au léger fond amer.

Quand le tambour appelle à l'areíto, ma marmite ne s'éteint pas. J'y fais tomber le poisson de nos côtes, le crabe de la mangrove, et je nourris le feu du casaripe, ce jus noir du manioc longuement bouilli jusqu'à devenir doux comme un secret. Une poignée d'ají, et la bouche s'enflamme autant que nos chants. Viens, plonge ta galette dans le pot : à ma table, on puise tous au même bouillon, du plus humble au cacique.
Anacaona
Ingrédients
  • Poisson de mer et crabesselon la pêche (protéine)
  • Casaripe (jus de manioc amer bouilli en sirop)un bol (base aromatique et conservateur)
  • Ají (piment des îles)à volonté (feu)
  • Patate douce (batata)quelques racines (corps du ragoût)
  • Bija (achiote)une pincée (couleur et parfum)
Comment on faisait : Les Amérindiens des Caraïbes entretenaient des « pepperpots », marmites perpétuelles que l'on rechargeait jour après jour, conservées grâce au casaripe — le jus de manioc bouilli ayant des vertus antiseptiques. Lors des areítos, les festins collectifs pouvaient nourrir des centaines de personnes autour de ces grands plats partagés.
Sources : Sven Loven, Origins of the Tainan Culture, West Indies (1935) · Bartolomé de Las Casas, Apologética historia sumaria

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