Galti steiktr — Le sanglier rôti du grand foyer
Une épaule de sanglier frottée de sel et de baies de genièvre écrasées, rôtie lentement près des braises jusqu'à ce que la graisse craque et que la chair se détache. On la pose entière sur la planche et chacun y taille sa part au couteau.
Une épaule de sanglier frottée de sel et de baies de genièvre écrasées, rôtie lentement près des braises jusqu'à ce que la graisse craque et que la chair se détache. On la pose entière sur la planche et chacun y taille sa part au couteau.
Approche du feu, toi qui n'as pas peur du noir des bois. Dans le Járnviðr, là où mes loups grandissent, la bête se prend à la lance et se donne au foyer. Frotte-la de sel et de ces baies amères qui poussent sous le givre, puis laisse-la tourner près des braises tout le temps qu'il faut — un géant ne presse pas le feu. Quand la graisse chante et noircit, tranche large, et que nul ne compte sa part : à ma table, la faim seule fait la loi.
- •Épaule de sanglier — une pièce entière (viande de festin)
- •Sel de mer — à poignée (assaisonnement et croûte)
- •Baies de genièvre — une bonne pincée, écrasées (parfum résineux du Nord)
- •Beurre ou suif — selon besoin (arrosage en cours de cuisson)
Galti steiktr — Le sanglier rôti du grand foyer
Une épaule de sanglier frottée de sel et de baies de genièvre écrasées, rôtie lentement près des braises jusqu'à ce que la graisse craque et que la chair se détache. On la pose entière sur la planche et chacun y taille sa part au couteau.
Pourquoi ce plat ? Angrboða est une géante de Jötunheimr, où l'on chasse la bête sauvage dans les bois sombres du Járnviðr, la Forêt de Fer. Le sanglier rôti au feu nu, viande noble et grasse des banquets nordiques, incarne l'abondance brutale de sa table — celle où l'on festoie sans manière, à la mesure des géants.
Approche du feu, toi qui n'as pas peur du noir des bois. Dans le Járnviðr, là où mes loups grandissent, la bête se prend à la lance et se donne au foyer. Frotte-la de sel et de ces baies amères qui poussent sous le givre, puis laisse-la tourner près des braises tout le temps qu'il faut — un géant ne presse pas le feu. Quand la graisse chante et noircit, tranche large, et que nul ne compte sa part : à ma table, la faim seule fait la loi.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule de sanglier — une pièce entière (viande de festin)
- Sel de mer — à poignée (assaisonnement et croûte)
- Baies de genièvre — une bonne pincée, écrasées (parfum résineux du Nord)
- Beurre ou suif — selon besoin (arrosage en cours de cuisson)
Ingrédients
- Épaule de sanglier (ou échine de porc à défaut) — 1,5 kg (viande de festin)
- Gros sel — 2 c. à soupe (croûte)
- Baies de genièvre — 1 c. à soupe écrasée (parfum)
- Beurre — 50 g fondu (arrosage)
- Thym frais — quelques branches (herbe sauvage)
Préparation
- Frotter l'épaule de sel et de genièvre écrasé, laisser reposer 1 h à température ambiante.
- Préchauffer le four à 150 °C (ou installer la viande près des braises d'un foyer).
- Déposer la viande sur une grille au-dessus d'un plat, parsemer de thym.
- Rôtir 3 à 4 h en arrosant de beurre fondu toutes les 40 min, jusqu'à ce que la chair se détache.
- Pousser à 220 °C les 15 dernières minutes pour craqueler la couenne.
- Laisser reposer 15 min, poser entier sur une planche et trancher au couteau.
Comment on faisait : Les sagas et les fouilles montrent que porc et sanglier comptaient parmi les viandes les plus prisées des festins nordiques (le Valhalla lui-même sert le sanglier Sæhrímnir). On rôtissait les grosses pièces à la broche ou suspendues près d'un feu ouvert, des heures durant, sans thermomètre : à l'œil, à l'odeur et au toucher.
Le twist contemporain : Servir sur une grande planche de bois brut avec un beurre fondu au genièvre à part, et nommer le plat « la part de Fenrir » pour les tablées d'enfants amateurs de mythologie.
Sources : Daniel Serra & Hanna Tunberg, An Early Meal: A Viking Age Cookbook (ChronoCopia, 2013) · Snorri Sturluson, Edda — Gylfaginning (XIIIe s.)
Angrboða · Charactorium



