La carte de Anna Mani
Upperi — friture sèche de conservation et d'en-cas, gardée en jarre

Kaya varuthathu (chips de banane plantain à l'huile de coco)

ConservationDocumentée🧂facile30 min

Des rondelles fines de banane plantain verte frites dans l'huile de coco jusqu'à devenir cassantes et dorées, salées d'une eau salée jetée en fin de cuisson. Le grignotage kéralais par excellence, qui se conserve longtemps.

Upperi — friture sèche de conservation et d'en-cas, gardée en jarre

Des rondelles fines de banane plantain verte frites dans l'huile de coco jusqu'à devenir cassantes et dorées, salées d'une eau salée jetée en fin de cuisson. Le grignotage kéralais par excellence, qui se conserve longtemps.

Quand on part loin — et j'ai pris bien des trains, bien des bateaux —, on emporte un cornet d'upperi. Il faut une banane plantain encore verte, ferme, qu'on tranche fin au-dessus de l'huile de coco bouillante, lame contre la peau. À la fin seulement, on jette une cuillerée d'eau salée dans l'huile : ça crépite, ça mousse, et le sel se fixe d'un coup sur chaque rondelle. Égoutte bien, laisse refroidir, garde au sec dans une jarre fermée. Cela tient des semaines — utile, quand on n'aime pas dépendre des autres pour son repas.
Anna Mani
Ingrédients
  • Bananes plantain vertes (nendran)plusieurs (base)
  • Huile de cocode quoi frire (cuisson)
  • Sel dissous dans un peu d'eauune cuillerée (assaisonnement)
  • Curcuma (facultatif)une pincée (couleur)
Comment on faisait : L'upperi se fait traditionnellement dans un grand uruli (récipient de bronze) sur feu de bois, à l'huile de coco. C'est un incontournable de la sadya d'Onam mais aussi une provision de voyage : sèche, salée, elle résiste à la chaleur et à l'humidité bien mieux qu'un plat cuisiné.
Sources : K. T. Achaya, Indian Food: A Historical Companion, Oxford University Press, 1994 · Sabita Radhakrishna, Annapurni: Heritage Cuisine from Tamil Nadu, 2014