La carte de Anna Mani
Payasam — entremets sucré qui clôt la sadya de fête

Palada payasam (riz, lait et cardamome)

FestifDocumentée🍯moyen1 h 10 min

De fines lamelles de riz (ada) mijotées longuement dans du lait sucré jusqu'à ce qu'il épaississe et rosisse, parfumé à la cardamome et parsemé de noix de cajou et de raisins dorés au ghee. Réconfortant, crémeux, profondément parfumé.

Payasam — entremets sucré qui clôt la sadya de fête

De fines lamelles de riz (ada) mijotées longuement dans du lait sucré jusqu'à ce qu'il épaississe et rosisse, parfumé à la cardamome et parsemé de noix de cajou et de raisins dorés au ghee. Réconfortant, crémeux, profondément parfumé.

Le payasam, on le sert en tout dernier, quand la feuille de bananier est presque nettoyée — et là, croyez-moi, plus personne ne parle de mesure ni de modération. Le lait doit réduire lentement, très lentement, en prenant cette teinte rose pâle qui ne s'obtient qu'avec de la patience : on remue, on remue encore, et on ne quitte pas la marmite des yeux. À la fin, la cardamome écrasée de chez nous, quelques noix de cajou dorées au ghee. C'est le seul luxe que je m'accordais sans réserve.
Anna Mani
Ingrédients
  • Ada (lamelles de riz)une poignée (base)
  • Laitabondamment (liquide)
  • Sucre ou jaggeryselon le goût (douceur)
  • Cardamomequelques capsules (épice signature)
  • Noix de cajouune poignée (garniture)
  • Raisins secsune poignée (garniture)
  • Gheeune cuillerée (matière grasse)
Comment on faisait : Le palada payasam se cuisait dans de grandes marmites de bronze (uruli) sur feu de bois, brassé pendant des heures lors des grands repas de fête — le brassage long et la réduction du lait donnent sa couleur rose caractéristique sans aucun colorant. C'est l'apothéose sucrée de la sadya kéralaise.
Sources : K. T. Achaya, Indian Food: A Historical Companion, Oxford University Press, 1994 · Ammini Ramachandran, Grains, Greens, and Grated Coconuts, 2007