Payesh — le riz au lait des jours heureux
Un riz au lait long et patient : du riz parfumé fondu dans du lait longuement réduit, sucré au sucre de palme (nolen gur) ou au sucre, parsemé de cardamome, de raisins secs et de noix de cajou. Crémeux, doré, profondément réconfortant.
Un riz au lait long et patient : du riz parfumé fondu dans du lait longuement réduit, sucré au sucre de palme (nolen gur) ou au sucre, parsemé de cardamome, de raisins secs et de noix de cajou. Crémeux, doré, profondément réconfortant.
Le payesh, voyez-vous, ne se presse pas. Il faut remuer le lait sur le feu doux longtemps, longtemps, jusqu'à ce qu'il épaississe et prenne cette teinte d'ivoire. Ma famille en préparait pour chaque jour heureux — un anniversaire, un examen réussi. Quand j'obtins mon diplôme, on m'en servit un bol parfumé au gur de palme, et je vous assure qu'aucune équation résolue ne m'a jamais paru plus douce.
- •Riz parfumé (gobindobhog) — une poignée (base)
- •Lait entier — en grande quantité (corps crémeux)
- •Sucre de palme (nolen gur) ou sucre — selon goût (douceur)
- •Cardamome, feuille de laurier — une touche (parfum)
- •Raisins secs, noix de cajou — une poignée (garniture)
Payesh — le riz au lait des jours heureux
Un riz au lait long et patient : du riz parfumé fondu dans du lait longuement réduit, sucré au sucre de palme (nolen gur) ou au sucre, parsemé de cardamome, de raisins secs et de noix de cajou. Crémeux, doré, profondément réconfortant.
Pourquoi ce plat ? Au Bengale, aucun anniversaire, aucune réussite ne se fête sans payesh : on en prépare pour les naissances, les examens passés, les jours fastes. Dans une famille bengalie aisée comme celle de Bibha Chowdhuri, ce riz au lait parfumé couronnait les grandes occasions — peut-être aussi le jour où la jeune fille obtint sa maîtrise de physique en 1936.
Le payesh, voyez-vous, ne se presse pas. Il faut remuer le lait sur le feu doux longtemps, longtemps, jusqu'à ce qu'il épaississe et prenne cette teinte d'ivoire. Ma famille en préparait pour chaque jour heureux — un anniversaire, un examen réussi. Quand j'obtins mon diplôme, on m'en servit un bol parfumé au gur de palme, et je vous assure qu'aucune équation résolue ne m'a jamais paru plus douce.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz parfumé (gobindobhog) — une poignée (base)
- Lait entier — en grande quantité (corps crémeux)
- Sucre de palme (nolen gur) ou sucre — selon goût (douceur)
- Cardamome, feuille de laurier — une touche (parfum)
- Raisins secs, noix de cajou — une poignée (garniture)
Ingrédients
- Riz parfumé à grain court (gobindobhog ou basmati cassé) — 60 g (base)
- Lait entier — 1 litre (corps)
- Sucre de palme (gur) ou sucre — 80 g (douceur)
- Cardamome verte — 3 gousses (parfum)
- Feuille de laurier — 1 (parfum)
- Raisins secs — 1 c. à soupe (garniture)
- Noix de cajou — 1 c. à soupe (garniture)
- Ghee — 1 c. à café (parfum)
Préparation
- Rincer le riz et le laisser tremper 20 min ; l'égoutter et le frotter d'un peu de ghee.
- Porter le lait à ébullition avec la cardamome et le laurier, puis baisser le feu.
- Ajouter le riz et cuire à feu doux en remuant souvent, jusqu'à ce que le lait réduise et que le riz soit fondant (40 à 50 min).
- Faire revenir raisins et cajous dans un peu de ghee, les ajouter.
- Hors du feu (pour éviter que le lait tourne), incorporer le sucre de palme et bien mélanger.
- Laisser tiédir : le payesh épaissit en refroidissant. Servir tiède ou frais, en bol, les jours de fête.
Comment on faisait : Le payesh se cuisait dans de larges karai de bronze sur feu de charbon, remué sans relâche des heures durant. Le nolen gur, sucre de palme d'hiver récolté à la sève du palmier-dattier, lui donnait au Bengale une couleur ambrée et un parfum introuvables ailleurs.
Le twist contemporain : Le dresser en verrines individuelles avec un filet de nolen gur tiède et quelques cajous torréfiés — une 'rice pudding' bengalie pour table de fête contemporaine.
Sources : Chitrita Banerji, 'Life and Food in Bengal' (1991) · Traditions sucrées bengalies (mishti, nolen gur)
Bibha Chowdhuri · Charactorium