La carte de Alexandre Borodine
Tchaïopitié — le long moment du thé, cœur de l'hospitalité russe après le repas

Le thé du samovar et sa confiture de cerises (varénié)

BoissonDocumentée🍯 🍋facile1 h (confiture) + 10 min (thé)

Un thé noir corsé tiré du samovar, adouci non pas dans la tasse mais par une cuillère de confiture de cerises entières qu'on déguste à part. La cérémonie russe du thé, chaleureuse et sans fin.

Tchaïopitié — le long moment du thé, cœur de l'hospitalité russe après le repas

Un thé noir corsé tiré du samovar, adouci non pas dans la tasse mais par une cuillère de confiture de cerises entières qu'on déguste à part. La cérémonie russe du thé, chaleureuse et sans fin.

Chez moi, le samovar ne s'éteint jamais — il chante du matin au soir, et tant qu'il chante, ma porte est ouverte. On ne sucre pas le thé comme les Anglais, non ! On prend une cuillerée de varénié, ces cerises confites entières, on la garde sur la langue, et le thé brûlant passe par-dessus : voilà le vrai goût de chez nous. Combien de mélodies du Prince Igor ont germé là, le verre à la main, entre deux amis qui ne voulaient plus partir ? Resservez-vous, voyons, la soirée ne fait que commencer.
Alexandre Borodine
Ingrédients
  • Thé noir fort (zavarka)une infusion concentrée (base)
  • Eau bouillante du samovarà volonté (dilution)
  • Cerisespleine jatte (confiture (varénié))
  • Sucrepoids égal aux cerises (conservation et douceur)
Comment on faisait : Le samovar, chauffé au charbon de bois, maintenait l'eau bouillante des heures et trônait au centre de la table. On posait la petite théière de zavarka concentrée sur sa cheminée pour la garder chaude, et chacun dosait son thé. Le varénié, confiture de fruits entiers cuits dans le sirop, se préparait l'été pour tenir tout l'hiver.
Sources : Elena Molokhovets, Un cadeau aux jeunes ménagères (1861) · Pohlebkine V., Le thé : son histoire et sa préparation

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