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Sholeh zard (crème de riz au safran)
Pourquoi ce plat ? Le sholeh zard se prépare souvent comme « nazri » : un mets que l'on cuisine après un vœu exaucé et que l'on distribue à ses proches et aux nécessiteux en signe de gratitude. Pour Anousheh Ansari, dont le rêve d'enfant — voir la Terre depuis l'espace — s'est réalisé, ce dessert de reconnaissance et de partage prend tout son sens.
Un entremets onctueux de riz cuit longuement dans l'eau safranée et le sucre, parfumé à l'eau de rose et à la cardamome, décoré de cannelle et d'amandes. D'un jaune d'or lumineux, comme un petit soleil dans l'assiette.
Dans ma famille, quand un vœu profond se réalisait, on ne le gardait pas pour soi : on cuisinait le sholeh zard et on l'apportait, bol par bol, aux voisins et à ceux qui avaient moins. Le riz mijote des heures dans l'eau safranée jusqu'à devenir d'un or pur, et l'on dessine dessus, à la cannelle, des motifs — parfois une étoile. Le jour où, du hublot du Soyouz, j'ai vu notre Terre flotter dans le noir, bleue et fragile, j'ai pensé à ce dessert doré que l'on partage pour dire merci. Alors faites-en, et donnez-en : la gratitude, comme la lumière du safran, ne se dépense jamais qu'en se partageant.
- •Riz — un bol (base)
- •Safran — une bonne pincée (couleur et parfum)
- •Sucre — abondant (douceur)
- •Eau de rose — un filet (parfum)
- •Cardamome — quelques graines (parfum)
- •Amandes, pistaches, cannelle — pour décorer (garniture)
Sholeh zard (crème de riz au safran)
Un entremets onctueux de riz cuit longuement dans l'eau safranée et le sucre, parfumé à l'eau de rose et à la cardamome, décoré de cannelle et d'amandes. D'un jaune d'or lumineux, comme un petit soleil dans l'assiette.
Pourquoi ce plat ? Le sholeh zard se prépare souvent comme « nazri » : un mets que l'on cuisine après un vœu exaucé et que l'on distribue à ses proches et aux nécessiteux en signe de gratitude. Pour Anousheh Ansari, dont le rêve d'enfant — voir la Terre depuis l'espace — s'est réalisé, ce dessert de reconnaissance et de partage prend tout son sens.
Dans ma famille, quand un vœu profond se réalisait, on ne le gardait pas pour soi : on cuisinait le sholeh zard et on l'apportait, bol par bol, aux voisins et à ceux qui avaient moins. Le riz mijote des heures dans l'eau safranée jusqu'à devenir d'un or pur, et l'on dessine dessus, à la cannelle, des motifs — parfois une étoile. Le jour où, du hublot du Soyouz, j'ai vu notre Terre flotter dans le noir, bleue et fragile, j'ai pensé à ce dessert doré que l'on partage pour dire merci. Alors faites-en, et donnez-en : la gratitude, comme la lumière du safran, ne se dépense jamais qu'en se partageant.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz — un bol (base)
- Safran — une bonne pincée (couleur et parfum)
- Sucre — abondant (douceur)
- Eau de rose — un filet (parfum)
- Cardamome — quelques graines (parfum)
- Amandes, pistaches, cannelle — pour décorer (garniture)
Ingrédients
- Riz rond — 200 g (base)
- Eau — 1,5 à 2 L (cuisson)
- Sucre — 300 g (douceur)
- Safran — 1 bonne pincée infusée dans un peu d'eau chaude (couleur et parfum)
- Eau de rose — 3 c. à soupe (parfum)
- Cardamome moulue — 1/2 c. à café (parfum)
- Beurre — 50 g (onctuosité)
- Amandes effilées et pistaches — pour décorer (garniture)
- Cannelle moulue — pour décorer (garniture)
Préparation
- Rincer le riz, puis le cuire longuement dans une grande quantité d'eau à feu doux jusqu'à ce qu'il se délite complètement (environ 1 h).
- Ajouter le sucre et le beurre, remuer et poursuivre la cuisson jusqu'à épaississement.
- Incorporer l'eau safranée, la cardamome et l'eau de rose, cuire encore 15-20 min jusqu'à une texture crémeuse.
- Verser dans des coupelles et laisser refroidir : la crème se raffermit légèrement.
- Décorer de cannelle (motifs ou étoiles), d'amandes effilées et de pistaches avant de servir frais.
Comment on faisait : Le sholeh zard (« riz jaune ») est un dessert votif traditionnel servi notamment pendant le mois de Moharram et lors des vœux (nazr). Le safran y joue le double rôle de colorant précieux et de symbole de fête ; on en distribuait aux pauvres pour partager une grâce reçue. Par respect, on s'en inspire ici sans reproduire le rite religieux lui-même.
Le twist contemporain : Tracez à la cannelle une petite constellation ou une étoile filante sur la surface dorée — en écho au voyage spatial d'Anousheh Ansari.
Sources : Najmieh Batmanglij, « Food of Life »
Anousheh Ansari · Charactorium





