La carte de Anousheh Ansari
Sholeh zard (crème de riz au safran)
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Shirini / nazri — dessert-offrande de la sofreh

Sholeh zard (crème de riz au safran)

OffrandeDocumentée🍯moyen1 h 45
Shirini / nazri — dessert-offrande de la sofreh

Sholeh zard (crème de riz au safran)

Pourquoi ce plat ? Le sholeh zard se prépare souvent comme « nazri » : un mets que l'on cuisine après un vœu exaucé et que l'on distribue à ses proches et aux nécessiteux en signe de gratitude. Pour Anousheh Ansari, dont le rêve d'enfant — voir la Terre depuis l'espace — s'est réalisé, ce dessert de reconnaissance et de partage prend tout son sens.

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Shirini / nazri — dessert-offrande de la sofreh

Un entremets onctueux de riz cuit longuement dans l'eau safranée et le sucre, parfumé à l'eau de rose et à la cardamome, décoré de cannelle et d'amandes. D'un jaune d'or lumineux, comme un petit soleil dans l'assiette.

Dans ma famille, quand un vœu profond se réalisait, on ne le gardait pas pour soi : on cuisinait le sholeh zard et on l'apportait, bol par bol, aux voisins et à ceux qui avaient moins. Le riz mijote des heures dans l'eau safranée jusqu'à devenir d'un or pur, et l'on dessine dessus, à la cannelle, des motifs — parfois une étoile. Le jour où, du hublot du Soyouz, j'ai vu notre Terre flotter dans le noir, bleue et fragile, j'ai pensé à ce dessert doré que l'on partage pour dire merci. Alors faites-en, et donnez-en : la gratitude, comme la lumière du safran, ne se dépense jamais qu'en se partageant.
Anousheh Ansari
Ingrédients
  • Rizun bol (base)
  • Safranune bonne pincée (couleur et parfum)
  • Sucreabondant (douceur)
  • Eau de roseun filet (parfum)
  • Cardamomequelques graines (parfum)
  • Amandes, pistaches, cannellepour décorer (garniture)
Comment on faisait : Le sholeh zard (« riz jaune ») est un dessert votif traditionnel servi notamment pendant le mois de Moharram et lors des vœux (nazr). Le safran y joue le double rôle de colorant précieux et de symbole de fête ; on en distribuait aux pauvres pour partager une grâce reçue. Par respect, on s'en inspire ici sans reproduire le rite religieux lui-même.
Sources : Najmieh Batmanglij, « Food of Life »

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