La carte de Apollon
Chevreau rôti aux herbes du Parnasse, part du sacrifice
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Opson de fête issu de la thysia (la viande du sacrifice partagée au banquet)

Chevreau rôti aux herbes du Parnasse, part du sacrifice

FestifReconstitution🧂 🍄 🌶️moyen1 h 15 (hors marinade)
Opson de fête issu de la thysia (la viande du sacrifice partagée au banquet)

Chevreau rôti aux herbes du Parnasse, part du sacrifice

Pourquoi ce plat ? Apollon recevait en sacrifice les animaux qui lui étaient sacrés, dont la chèvre et l'agneau. Lors des grandes fêtes à Delphes, après la part brûlée pour le dieu, les fidèles rôtissaient la viande et la partageaient en banquet : manger, c'était communier avec Apollon.

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Opson de fête issu de la thysia (la viande du sacrifice partagée au banquet)

Des morceaux de chevreau frottés d'huile, de sel et d'herbes sauvages (thym, origan, fenouil), embrochés et rôtis à la flamme, parfumés d'une feuille de laurier. La viande la plus festive du monde grec, née du rite sacrificiel.

Quand la fumée de la cuisse enveloppée de graisse monte droit vers le ciel, sache que j'ai agréé ton offrande. Garde alors la chair pour ta table : c'est ainsi que je l'ai voulu pour les hommes. Frotte le chevreau de sel et des herbes que mon soleil a fait sécher sur la montagne, glisse une feuille de mon laurier, et tourne-le sur la braise jusqu'à ce qu'il chante. Mange en mon honneur, et que ta liesse soit ma part la plus douce.
Apollon
Ingrédients
  • Chevreau (ou agneau) en morceauxune épaule (viande du sacrifice)
  • Huile d'olivegénéreusement (cuisson et liant des herbes)
  • Thym, origan, fenouil sauvageà pleines mains (parfum des montagnes)
  • Feuilles de laurierquelques-unes (signature d'Apollon)
  • Sel de merce qu'il faut (assaisonnement et conservation)
  • Mielun trait (glaçage en fin de cuisson (facultatif))
Comment on faisait : Le sacrifice grec (thysia) suivait un protocole précis : les os de la cuisse enveloppés de graisse brûlaient pour le dieu (la part 'sentie'), tandis que la viande comestible revenait aux fidèles, rôtie sur des broches (obeloi) ou bouillie. La viande était surtout une nourriture de fête : on en mangeait rarement hors des sacrifices.
Sources : Homère, Iliade (description des sacrifices et de la cuisson sur broches) · Marcel Detienne & Jean-Pierre Vernant, La Cuisine du sacrifice en pays grec (Gallimard, 1979)

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