La carte de Árni Magnússon
kjötmatur (réserve de viande du búr)

Hangikjöt — agneau fumé des grandes fêtes

FestifDocumentée🧂 🫙 🍄moyen3 j (saumure + fumage) + 1 h 30 cuisson

Un gigot ou une épaule d'agneau légèrement saumurés puis fumés à froid sur de la bouse séchée et du bois flotté, bouillis et servis tièdes ou froids en tranches fines. Fumé, salin, profond : le rôti des jours de fête.

kjötmatur (réserve de viande du búr)

Un gigot ou une épaule d'agneau légèrement saumurés puis fumés à froid sur de la bouse séchée et du bois flotté, bouillis et servis tièdes ou froids en tranches fines. Fumé, salin, profond : le rôti des jours de fête.

À Copenhague, l'hiver venu, rien ne me manquait autant que le hangikjöt des jól. Chez nous on fumait le mouton sous le toit, à la fumée lente de la bouse séchée et du bois rejeté par la mer, car les arbres, vous le savez, ne poussent guère sur notre île. On le faisait bouillir doucement, puis on le tranchait fin, et c'était jour de fête à la ferme. Mangez-en froid, le lendemain : il n'en est que meilleur.
Árni Magnússon
Ingrédients
  • Gigot ou épaule de moutonun morceau pour la maisonnée (pièce maîtresse)
  • Selce qu'on en avait, parcimonie (saumure légère)
  • Fumée de bouse séchée et de bois flottéfumage à froid plusieurs jours (conservation et arôme)
Comment on faisait : Le bois étant rare en Islande, on fumait la viande au-dessus du foyer domestique avec ce qu'on avait : tourbe, bois flotté et surtout taðreykur, la fumée de bouse de mouton séchée, qui donne son goût caractéristique au hangikjöt. La pièce fumée se gardait des mois suspendue dans le búr et constituait le summum réservé aux fêtes, au premier rang desquelles Noël.
Sources : Hallgerður Gísladóttir, Íslensk matarhefð, Mál og menning, 1999