La carte de Arturo Toscanini
Il caffè (la clôture du repas, debout au comptoir)

Caffè ristretto del Maestro

BoissonÉvocationfacile5 min

Un café noir très serré, tiré court, sans sucre ou à peine, bu d'un trait debout. Amertume franche et concentrée — le contraire de l'excès, à l'image d'un homme qui se méfiait de tout ce qui pouvait émousser sa lucidité.

Il caffè (la clôture du repas, debout au comptoir)

Un café noir très serré, tiré court, sans sucre ou à peine, bu d'un trait debout. Amertume franche et concentrée — le contraire de l'excès, à l'image d'un homme qui se méfiait de tout ce qui pouvait émousser sa lucidité.

Un café ! Court, noir, brûlant — pas cette eau tiède qu'on sert aux paresseux ! Je l'ai bu par centaines dans les coulisses, entre deux répétitions, quand l'orchestre m'épuisait plus que la musique elle-même. Pas de sucre, ou si peu : l'amertume réveille l'esprit, elle aiguise l'oreille. On le boit debout, d'un trait, et l'on repart au travail. La concentration, vois-tu, ne souffre aucune mollesse.
Arturo Toscanini
Ingrédients
  • Café torréfié moulu finune bonne dose (base)
  • Eautrès peu (extraction)
  • Sucrefacultatif, une pointe (douceur optionnelle)
Comment on faisait : L'espresso moderne se répand en Italie dans les premières décennies du XXe siècle ; auparavant on tirait le café à la napoletana (cafetière renversée) ou à la moka (inventée en 1933). Le café se buvait court, fort et debout au comptoir, rituel social autant que coup de fouet. Le sucre restait modéré chez les amateurs exigeants.
Sources : Histoire de l'espresso italien, première moitié du XXe siècle

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