retournerMate amargo (maté amer à la calebasse)
Mate amargo (maté amer à la calebasse)
Pourquoi ce plat ? Né en Argentine, Che a gardé toute sa vie la calebasse et la bombilla : on le voit la siroter dans la Sierra Maestra comme plus tard en Bolivie. Le maté était son lien obstiné à la terre natale et le geste de camaraderie qu'il partageait avec ses compañeros.
Une infusion de feuilles de yerba mate séchées, versée dans une calebasse et bue à la bombilla, un chalumeau filtrant en métal. Amer, vif, légèrement fumé : on le boit sans sucre quand on est dur au mal, le mate amargo.
Mira, compañero — passe-moi la calebasse, je te montre. Tu tasses la yerba d'un côté, tu inclines, tu glisses l'eau juste tiède pour pas brûler l'herbe, jamais bouillante, sinon tu gâches tout. La bombilla, tu la plantes et tu la bouges plus, entendu ? On boit chacun son tour, la même calebasse, c'est ça la troupe : pas de chichi, pas de privilège. En Bolivie, l'asthme me serrait la poitrine, mais ce maté amer, ça me tenait debout et ça me rappelait Rosario. Hasta la victoria, et bois pendant qu'il est chaud.
- •Yerba mate séchée — deux poignées (l'herbe-socle)
- •Eau de source chauffée — à volonté, tiède-chaude (extraction)
Mate amargo (maté amer à la calebasse)
Une infusion de feuilles de yerba mate séchées, versée dans une calebasse et bue à la bombilla, un chalumeau filtrant en métal. Amer, vif, légèrement fumé : on le boit sans sucre quand on est dur au mal, le mate amargo.
Pourquoi ce plat ? Né en Argentine, Che a gardé toute sa vie la calebasse et la bombilla : on le voit la siroter dans la Sierra Maestra comme plus tard en Bolivie. Le maté était son lien obstiné à la terre natale et le geste de camaraderie qu'il partageait avec ses compañeros.
Mira, compañero — passe-moi la calebasse, je te montre. Tu tasses la yerba d'un côté, tu inclines, tu glisses l'eau juste tiède pour pas brûler l'herbe, jamais bouillante, sinon tu gâches tout. La bombilla, tu la plantes et tu la bouges plus, entendu ? On boit chacun son tour, la même calebasse, c'est ça la troupe : pas de chichi, pas de privilège. En Bolivie, l'asthme me serrait la poitrine, mais ce maté amer, ça me tenait debout et ça me rappelait Rosario. Hasta la victoria, et bois pendant qu'il est chaud.
Ingrédients (version d’époque)
- Yerba mate séchée — deux poignées (l'herbe-socle)
- Eau de source chauffée — à volonté, tiède-chaude (extraction)
Ingrédients
- Yerba mate — 50 g (remplir la calebasse aux 3/4) (base)
- Eau — 70-80 °C, en thermos (infusion répétée)
Préparation
- Remplir la calebasse aux trois quarts de yerba, boucher l'ouverture avec la paume, retourner et secouer pour faire remonter la poussière fine.
- Incliner la yerba sur un côté pour libérer une petite pente creuse.
- Mouiller d'abord avec un filet d'eau tiède dans le creux, laisser gonfler une minute.
- Enfoncer la bombilla dans la partie humide sans plus la remuer.
- Verser l'eau à 70-80 °C, jamais bouillante, et boire ; recharger d'eau plusieurs fois jusqu'à ce que le maté soit lavado (épuisé).
Comment on faisait : Le maté est une tradition guarani adoptée par les criollos du Río de la Plata. On le buvait amargo (sans sucre) chez les hommes endurcis, dulce (sucré) ailleurs. La même calebasse circulant de bouche en bouche scelle l'égalité du groupe — un symbole fort pour un révolutionnaire.
Le twist contemporain : Servir en mate cocido (en sachet, comme un thé) pour les non-initiés, avec un zeste d'orange amère qui fait le pont avec la cuisine cubaine de Che.
Che Guevara · Charactorium