La carte de Ashoka
Madhura-anta (la douceur lactée qui clôt et sanctifie le repas)

Pāyasa — riz au lait, sucre de canne et cardamome

FestifDocumentée🍯facile55 min

Du riz qu'on laisse fondre longuement dans du lait jusqu'à l'épaississement crémeux, sucré au jaggery, parfumé de cardamome et de safran, parsemé de raisins et d'amandes. Un dessert d'une douceur réconfortante, chargé de sens spirituel.

Madhura-anta (la douceur lactée qui clôt et sanctifie le repas)

Du riz qu'on laisse fondre longuement dans du lait jusqu'à l'épaississement crémeux, sucré au jaggery, parfumé de cardamome et de safran, parsemé de raisins et d'amandes. Un dessert d'une douceur réconfortante, chargé de sens spirituel.

Sais-tu, ami, qu'avant son Éveil le Sublime reçut d'une femme un simple bol de riz cuit dans le lait ? Telle est l'offrande que je fais porter aux moines, et que l'on sert à ma table les jours de fête du dhamma. Laisse le grain s'attendrir longuement dans le lait, jusqu'à ce qu'il devienne épais comme la patience ; sucre-le du jus de la canne, parfume-le de cardamome. Offre la première part à celui qui n'a rien : ainsi le sucre nourrit aussi l'âme.
Ashoka
Ingrédients
  • Riz (taṇḍula)une poignée (grain)
  • Lait (kshira)abondant (base)
  • Sucre de canne / jaggery (śarkarā, guḍa)selon le goût (sucrant)
  • Cardamome (ela)quelques capsules (parfum)
  • Safran (kunkuma)quelques filaments (couleur, arôme)
  • Raisins secs (drākṣā)une pincée (garniture)
Comment on faisait : Le riz au lait sucré est l'un des desserts les plus anciens et les plus continûment attestés de l'Inde, indissociable du récit de l'Éveil du Bouddha. On le sucrait au jaggery ou au sucre de canne, jamais au sucre raffiné moderne. Le safran venait du Cachemire par les routes commerciales.
Sources : Récit de l'offrande de Sujata au Bouddha (tradition bouddhique, Lalitavistara) · K.T. Achaya, A Historical Dictionary of Indian Food, Oxford University Press, 1998

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