retournerArroz, feijão e couve — le prato do dia
Arroz, feijão e couve — le prato do dia
Pourquoi ce plat ? C'est l'assiette de base de toute maison brésilienne, celle qui revient midi et soir, simple et nourrissante. Astrud, élevée au Brésil dans une cuisine modeste, a connu ce duo riz-haricots comme un repère de toute une vie, qu'elle a gardé même installée aux États-Unis.
Le cœur du repas brésilien : un riz blanc bien grené, des haricots noirs mijotés et fondants, et du chou vert (couve) coupé en fines lanières et sauté à l'ail. Trois éléments humbles qui, ensemble, forment l'assiette la plus aimée du pays.
Tu sais, où que j'allais chanter dans le monde, c'est cette assiette-là qui me manquait. Le riz bien blanc, les haricots noirs qui ont mijoté tout doucement, et le couve coupé tellement fin qu'il fond presque. Ma mère faisait sauter l'ail jusqu'à ce que toute la cuisine sente bon, et c'était ça, pour moi, être chez soi. Pas besoin de viande pour être heureux à table, juste un peu de douceur et de patience.
- •Riz blanc — un grand bol (féculent de base)
- •Haricots noirs — une bonne poignée par personne, trempés la veille (légumineuse, cœur protéiné)
- •Chou vert (couve) — quelques feuilles (légume vert)
- •Ail — à volonté (aromate)
- •Oignon — un (aromate)
- •Laurier — une feuille (parfum des haricots)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Arroz, feijão e couve — le prato do dia
Le cœur du repas brésilien : un riz blanc bien grené, des haricots noirs mijotés et fondants, et du chou vert (couve) coupé en fines lanières et sauté à l'ail. Trois éléments humbles qui, ensemble, forment l'assiette la plus aimée du pays.
Pourquoi ce plat ? C'est l'assiette de base de toute maison brésilienne, celle qui revient midi et soir, simple et nourrissante. Astrud, élevée au Brésil dans une cuisine modeste, a connu ce duo riz-haricots comme un repère de toute une vie, qu'elle a gardé même installée aux États-Unis.
Tu sais, où que j'allais chanter dans le monde, c'est cette assiette-là qui me manquait. Le riz bien blanc, les haricots noirs qui ont mijoté tout doucement, et le couve coupé tellement fin qu'il fond presque. Ma mère faisait sauter l'ail jusqu'à ce que toute la cuisine sente bon, et c'était ça, pour moi, être chez soi. Pas besoin de viande pour être heureux à table, juste un peu de douceur et de patience.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz blanc — un grand bol (féculent de base)
- Haricots noirs — une bonne poignée par personne, trempés la veille (légumineuse, cœur protéiné)
- Chou vert (couve) — quelques feuilles (légume vert)
- Ail — à volonté (aromate)
- Oignon — un (aromate)
- Laurier — une feuille (parfum des haricots)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Riz long blanc — 300 g (féculent de base)
- Haricots noirs secs — 250 g (trempés 8 h) (légumineuse)
- Chou kale ou chou cavalier — 6 feuilles (légume vert)
- Gousses d'ail — 4 (aromate)
- Oignon — 1 (aromate)
- Feuille de laurier — 1 (parfum)
- Huile d'olive — 3 c. à soupe (matière grasse)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Égoutter les haricots trempés, les couvrir d'eau fraîche avec le laurier et cuire à feu doux 1 h à 1 h 30 jusqu'à ce qu'ils soient bien tendres.
- Dans une poêle, faire revenir un oignon et 2 gousses d'ail hachés, puis ajouter une louche de haricots écrasés et les remettre dans la marmite pour épaissir le bouillon. Saler.
- Cuire le riz : faire blondir l'ail restant dans un peu d'huile, ajouter le riz, nacrer, couvrir d'eau salée (1,5 volume) et cuire à couvert jusqu'à absorption.
- Ôter les côtes des feuilles de chou, les rouler et les ciseler très finement. Les sauter 2 min à feu vif dans un filet d'huile avec une gousse d'ail.
- Servir le riz et les haricots côte à côte dans l'assiette, le couve par-dessus.
Comment on faisait : Le couple arroz-feijão s'impose comme base alimentaire brésilienne dès l'époque coloniale : les haricots fournissent les protéines, le riz l'énergie. Le couve à mineira, finement ciselé et saisi, accompagne traditionnellement la feijoada mais se mange aussi seul, au quotidien, dans tout le pays.
Le twist contemporain : Une pincée de farinha de mandioca torréfiée saupoudrée sur l'assiette au moment de servir, pour le petit croustillant que les Brésiliens adorent.
Sources : Luís da Câmara Cascudo, História da Alimentação no Brasil
Astrud Gilberto · Charactorium





