La carte de Caetano Veloso
Vatapá, la crème dorée du quotidien bahianais
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Sauce-plat partagée de la table bahianaise

Vatapá, la crème dorée du quotidien bahianais

QuotidienDocumentée🧂 🍄moyen45 min
Sauce-plat partagée de la table bahianaise

Vatapá, la crème dorée du quotidien bahianais

Pourquoi ce plat ? Le vatapá accompagne l'acarajé mais se mange aussi seul, sur du riz, dans les maisons de Bahia. C'est la cuisine de tous les jours de l'enfance de Caetano, celle qu'il refait lui-même à São Paulo ou à Londres pour ne pas perdre le fil de ses racines.

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Sauce-plat partagée de la table bahianaise

Une crème onctueuse et dorée de pain trempé, lait de coco, crevettes séchées, gingembre, cacahuètes et noix de cajou, liée à l'huile de palme rouge. Doux, profond et réconfortant, on le sert sur du riz blanc.

Le vatapá, c'est le plat que je refais moi-même, loin du pays, quand la saudade me prend. Tu fais tremper le pain, tu pilonnes les crevettes, les cajous, le gingembre, et tu remues, tu remues sans arrêt sur le feu doux jusqu'à ce que ça devienne cette crème dorée qui sent l'Afrique et la mer. Il faut du bras et de la patience — mais à la première cuillère, je ferme les yeux et je suis de retour à Santo Amaro. C'est ma façon à moi de ne pas perdre le fil.
Caetano Veloso
Ingrédients
  • Pain rassisquelques tranches trempées (liant de la crème)
  • Lait de cocole lait d'une noix (douceur)
  • Crevettes séchéesune bonne poignée (umami profond)
  • Cacahuètes et noix de cajougrillées et pilées (corps et richesse)
  • Gingembre, oignon, huile de palme rougeà doser (parfum et liaison)
Comment on faisait : Le vatapá illustre le métissage bahianais : base de pain et de fruits secs pilés héritée des cuisines africaines et portugaises, liée au dendê et au lait de coco. Il se décline du nord du Brésil jusqu'à l'Amazonie, avec des variantes locales.

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