Chicha de quinoa, boisson fermentée du partage
Une boisson légèrement acidulée et pétillante, issue de la fermentation douce de grains andins. Rafraîchissante, faiblement alcoolisée à l'origine — ici proposée en version douce sans alcool pour le public familial.
Une boisson légèrement acidulée et pétillante, issue de la fermentation douce de grains andins. Rafraîchissante, faiblement alcoolisée à l'origine — ici proposée en version douce sans alcool pour le public familial.
Avant de boire, on donne. Je verse toujours les premières gouttes sur la terre, pour la Pachamama, car c'est elle qui a fait pousser le grain. Ma chicha, je la fais lever doucement à la chaleur du foyer jusqu'à ce qu'elle pique un peu sur la langue. Quand on tient conseil ou qu'on scelle une parole, le bol passe de main en main — et celui qui partage la chicha partage sa confiance.
- •Quinoa (ou maïs andin) — une bonne mesure (base sucrée fermentescible)
- •Eau de source — abondante (liquide)
- •Herbes andines / un peu de miel sauvage — selon le goût (parfum, douceur)
Chicha de quinoa, boisson fermentée du partage
Une boisson légèrement acidulée et pétillante, issue de la fermentation douce de grains andins. Rafraîchissante, faiblement alcoolisée à l'origine — ici proposée en version douce sans alcool pour le public familial.
Pourquoi ce plat ? Aucune réunion, aucune décision communautaire andine ne se tient sans chicha : on en verse toujours un peu à terre pour la Pachamama (la ch'alla) avant de boire. Pour une cheffe qui rassemble et coordonne la résistance, c'est la boisson des conseils et des serments collectifs.
Avant de boire, on donne. Je verse toujours les premières gouttes sur la terre, pour la Pachamama, car c'est elle qui a fait pousser le grain. Ma chicha, je la fais lever doucement à la chaleur du foyer jusqu'à ce qu'elle pique un peu sur la langue. Quand on tient conseil ou qu'on scelle une parole, le bol passe de main en main — et celui qui partage la chicha partage sa confiance.
Ingrédients (version d’époque)
- Quinoa (ou maïs andin) — une bonne mesure (base sucrée fermentescible)
- Eau de source — abondante (liquide)
- Herbes andines / un peu de miel sauvage — selon le goût (parfum, douceur)
Ingrédients
- Quinoa — 200 g (base)
- Eau — 1,5 L (liquide)
- Sucre de canne complet ou miel — 3-4 c. à soupe (douceur)
- Cannelle / clou de girofle (touche coloniale) — 1 bâton / 2 clous (parfum)
- Jus de citron vert — 1, pour la version express non fermentée (note acidulée)
Préparation
- Rincer et faire griller légèrement la quinoa à sec pour développer ses arômes.
- La faire bouillir 25-30 minutes dans l'eau avec la cannelle et le girofle jusqu'à obtenir un liquide trouble.
- Filtrer, sucrer au sucre complet ou au miel, laisser refroidir.
- Version familiale immédiate : ajouter un peu de jus de citron vert pour la note acidulée et servir bien frais.
- Version fermentée douce (adultes, facultatif) : laisser le liquide sucré à température ambiante couvert d'un linge 1 à 2 jours jusqu'à légère effervescence, goûter régulièrement, puis réfrigérer pour stopper.
- Servir dans des gobelets de terre, en versant symboliquement une première goutte « pour la Terre ».
Comment on faisait : La chicha andine se faisait surtout à partir de maïs : on en mâchait parfois le grain pour que la salive amorce la fermentation (chicha de muko), ou on le faisait germer (jora). La quinoa et d'autres grains servaient aussi. Faiblement alcoolisée, la chicha était centrale dans la vie sociale, agricole et rituelle, avec la libation à la Pachamama (ch'alla).
Le twist contemporain : Servir glacée façon « kombucha des Andes » avec un zeste et un brin de menthe — une chicha douce pour toute la famille.
Bartolina Sisa · Charactorium