Mate de coca et muña, infusion du souffle et de l'altitude
Une infusion chaude, légèrement amère et herbacée, qui réchauffe et soulage l'essoufflement de l'altitude. Le geste quotidien le plus intime de la culture andine — proposé ici en version respectueuse et adaptée.
Une infusion chaude, légèrement amère et herbacée, qui réchauffe et soulage l'essoufflement de l'altitude. Le geste quotidien le plus intime de la culture andine — proposé ici en version respectueuse et adaptée.
La feuille sacrée n'est pas un caprice : elle me tient debout quand l'air se fait rare et que la faim creuse. Le jour, je la garde en boule dans la joue, l'akulli ; le soir, je la laisse infuser dans l'eau chaude avec la muña des collines. Elle calme l'estomac, réchauffe la poitrine et éclaircit la tête pour les longues veilles. Avant chaque conseil, j'en offre quelques feuilles à la Terre — on ne prend jamais sans rendre.
- •Feuilles de coca — une petite poignée (plante médicinale, amertume)
- •Muña (menthe andine) — quelques brins (digestion, parfum)
- •Eau chaude de source — un bol (infusion)
Mate de coca et muña, infusion du souffle et de l'altitude
Une infusion chaude, légèrement amère et herbacée, qui réchauffe et soulage l'essoufflement de l'altitude. Le geste quotidien le plus intime de la culture andine — proposé ici en version respectueuse et adaptée.
Pourquoi ce plat ? La feuille de coca est partout dans la vie de Bartolina : on la mastique en permanence contre le froid, la faim et l'altitude (l'akulli), et son foyer tient même un carnet de comptes du commerce de coca. En infusion, c'est le remède du soir, contre le mal des hauteurs et la fatigue des longues veilles du siège.
La feuille sacrée n'est pas un caprice : elle me tient debout quand l'air se fait rare et que la faim creuse. Le jour, je la garde en boule dans la joue, l'akulli ; le soir, je la laisse infuser dans l'eau chaude avec la muña des collines. Elle calme l'estomac, réchauffe la poitrine et éclaircit la tête pour les longues veilles. Avant chaque conseil, j'en offre quelques feuilles à la Terre — on ne prend jamais sans rendre.
Ingrédients (version d’époque)
- Feuilles de coca — une petite poignée (plante médicinale, amertume)
- Muña (menthe andine) — quelques brins (digestion, parfum)
- Eau chaude de source — un bol (infusion)
Ingrédients
- Feuilles de coca légalement disponibles SELON le pays — sinon maté de hierba luisa, muña ou menthe — 1 c. à soupe (base de l'infusion)
- Menthe fraîche ou muña — quelques feuilles (parfum, digestion)
- Eau frémissante — 250 ml (infusion)
- Miel ou sucre complet — selon le goût (douceur facultative)
Préparation
- Important : la feuille de coca est réglementée hors de la région andine. Hors zone légale, utiliser une infusion d'herbes andines (muña, hierba luisa) ou de la menthe pour l'esprit du mate.
- Faire chauffer l'eau sans la faire bouillir vigoureusement (frémissante).
- Déposer les feuilles dans un bol ou une tasse de terre.
- Verser l'eau chaude dessus et laisser infuser 5 minutes à couvert.
- Sucrer au miel si désiré et boire chaud, par petites gorgées.
- Geste traditionnel : déposer quelques feuilles à part en signe d'offrande avant de boire.
Comment on faisait : La coca était mastiquée (akulli/pijchar) avec un peu de cendre alcaline (llipta) pour libérer ses principes, et infusée contre le froid, la faim et le mal d'altitude (soroche). Sacrée et centrale dans les rites andins, elle servait aussi de monnaie et d'objet d'échange — d'où l'importance d'un carnet de comptes de coca dans un foyer comme celui de Bartolina.
Le twist contemporain : Servir en « mate d'altitude » dans une tasse de terre noire, avec une lichette de miel de montagne et un brin de menthe fraîche en garniture.
Bartolina Sisa · Charactorium


