retournerCacao battu du Chiapas — inspiré de la boisson mésoaméricaine
Cacao battu du Chiapas — inspiré de la boisson mésoaméricaine
Pourquoi ce plat ? Nommé évêque du Chiapas en 1544, Las Casas vécut sur les terres mayas où le cacao était à la fois boisson sacrée et monnaie. Cette préparation s'inspire — sans reproduire de rite sacré — de la boisson de cacao battu que les peuples mésoaméricains offraient et consommaient, et que les Espagnols découvrirent là-bas.
Une boisson de fèves de cacao grillées et broyées, délayées à l'eau chaude, parfumées d'épices et longuement battues jusqu'à former une mousse épaisse. Amère, dense, sans sucre à l'origine : très loin du chocolat sucré d'aujourd'hui.
Au Chiapas, parmi les peuples que j'avais charge de protéger, on m'offrit cette boisson de cacau qu'ils tiennent en haute estime, au point d'en faire monnaie. On grille la fève, on la broie sur la pierre, on la délaie en l'eau chaude et on la bat jusqu'à ce qu'elle écume comme la mer. Elle est amère et forte, point sucrée comme l'aiment nos dames de Castille. Goûtez-la telle quelle, et respectez ces gens : qui sait offrir avec tant de cérémonie n'est pas la bête qu'on prétend.
- •Fèves de cacao grillées — une poignée, broyées (base)
- •Eau chaude — un bol (liquide)
- •Épices locales (achiote, piment doux, fleurs parfumées) — au goût (parfum, couleur)
- •Miel (édulcorant ancien éventuel) — facultatif (adoucissant)
Cacao battu du Chiapas — inspiré de la boisson mésoaméricaine
Une boisson de fèves de cacao grillées et broyées, délayées à l'eau chaude, parfumées d'épices et longuement battues jusqu'à former une mousse épaisse. Amère, dense, sans sucre à l'origine : très loin du chocolat sucré d'aujourd'hui.
Pourquoi ce plat ? Nommé évêque du Chiapas en 1544, Las Casas vécut sur les terres mayas où le cacao était à la fois boisson sacrée et monnaie. Cette préparation s'inspire — sans reproduire de rite sacré — de la boisson de cacao battu que les peuples mésoaméricains offraient et consommaient, et que les Espagnols découvrirent là-bas.
Au Chiapas, parmi les peuples que j'avais charge de protéger, on m'offrit cette boisson de cacau qu'ils tiennent en haute estime, au point d'en faire monnaie. On grille la fève, on la broie sur la pierre, on la délaie en l'eau chaude et on la bat jusqu'à ce qu'elle écume comme la mer. Elle est amère et forte, point sucrée comme l'aiment nos dames de Castille. Goûtez-la telle quelle, et respectez ces gens : qui sait offrir avec tant de cérémonie n'est pas la bête qu'on prétend.
Ingrédients (version d’époque)
- Fèves de cacao grillées — une poignée, broyées (base)
- Eau chaude — un bol (liquide)
- Épices locales (achiote, piment doux, fleurs parfumées) — au goût (parfum, couleur)
- Miel (édulcorant ancien éventuel) — facultatif (adoucissant)
Ingrédients
- Cacao en poudre non sucré (ou pâte de cacao râpée) — 3 c. à soupe (base)
- Eau chaude — 250 ml (liquide)
- Pincée de piment doux + 1 pincée de rocou (achiote) — au goût (épices)
- Miel — facultatif, 1 c. à café (adoucissant doux)
Préparation
- Délayer le cacao dans un peu d'eau chaude pour former une pâte lisse, sans grumeaux.
- Allonger avec le reste de l'eau chaude (non bouillante), ajouter le piment doux et le rocou.
- Battre vigoureusement au fouet (ou verser d'un récipient haut à un autre) jusqu'à former une mousse épaisse en surface.
- Goûter : laisser amer pour l'authenticité, ou ajouter une pointe de miel.
- Servir aussitôt dans un bol, en récupérant la belle écume sur le dessus.
Comment on faisait : Chez les Mayas et les Mexicas, le cacao (cacahuatl) était broyé sur le metate, mélangé à l'eau, au rocou, au piment ou à des fleurs, puis transvasé d'un récipient à l'autre pour le faire mousser — la mousse étant la partie la plus prisée. Bu sans sucre (inconnu là-bas), il était amer ; le sucre et la cuisson au lait sont des ajouts européens postérieurs.
Le twist contemporain : Servi froid et battu en émulsion, ce cacao amer et légèrement épicé devient un « espresso tonic » d'avant la lettre — la mousse comme signature.
Bartolomé de las Casas · Charactorium