Rôti d'agneau au feu, grenade et coriandre
Épaule d'agneau frottée d'huile d'olive, de coriandre et de cumin, rôtie au feu jusqu'à la croûte dorée, puis arrosée de jus de grenade acidulé. Une viande de fête, opulente et parfumée, telle qu'on l'aurait offerte sur l'autel à cornes.
Épaule d'agneau frottée d'huile d'olive, de coriandre et de cumin, rôtie au feu jusqu'à la croûte dorée, puis arrosée de jus de grenade acidulé. Une viande de fête, opulente et parfumée, telle qu'on l'aurait offerte sur l'autel à cornes.
Approche, mortel, et regarde la fumée monter : c'est ma part, et tu n'y toucheras pas. À Ekron on m'amenait la bête grasse, on la fendait sur l'autel aux quatre cornes, et l'odeur de graisse brûlée emplissait tout le sanctuaire — vois-tu pourquoi les mouches m'ont fait roi ? Frotte la chair d'huile et de coriandre, laisse-la chanter sur la braise, et quand le sang de grenade en perlera, sache que mes prêtres mangeaient déjà, repus, devant ma statue de bronze. Mange à ton tour, si tu l'oses.
- •Épaule d'agneau ou de chevreau — une pièce entière (viande de sacrifice)
- •Huile d'olive d'Ekron — à volonté (graisse et onction sacrée)
- •Graines de coriandre et de cumin — une poignée pilée (parfum)
- •Grenade — quelques fruits pressés (acidité)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement et conservation rituelle)
Rôti d'agneau au feu, grenade et coriandre
Épaule d'agneau frottée d'huile d'olive, de coriandre et de cumin, rôtie au feu jusqu'à la croûte dorée, puis arrosée de jus de grenade acidulé. Une viande de fête, opulente et parfumée, telle qu'on l'aurait offerte sur l'autel à cornes.
Pourquoi ce plat ? Baal-Zebub d'Ekron recevait, comme tout grand dieu cananéen, des sacrifices de bétail dont la fumée montait vers lui pendant que son clergé festoyait du reste. Ce rôti incarne le banquet d'autel : la viande grasse qui grésille, l'odeur qui attire — jusqu'aux mouches dont le « Seigneur » tirait son nom.
Approche, mortel, et regarde la fumée monter : c'est ma part, et tu n'y toucheras pas. À Ekron on m'amenait la bête grasse, on la fendait sur l'autel aux quatre cornes, et l'odeur de graisse brûlée emplissait tout le sanctuaire — vois-tu pourquoi les mouches m'ont fait roi ? Frotte la chair d'huile et de coriandre, laisse-la chanter sur la braise, et quand le sang de grenade en perlera, sache que mes prêtres mangeaient déjà, repus, devant ma statue de bronze. Mange à ton tour, si tu l'oses.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule d'agneau ou de chevreau — une pièce entière (viande de sacrifice)
- Huile d'olive d'Ekron — à volonté (graisse et onction sacrée)
- Graines de coriandre et de cumin — une poignée pilée (parfum)
- Grenade — quelques fruits pressés (acidité)
- Sel — selon le goût (assaisonnement et conservation rituelle)
Ingrédients
- Épaule d'agneau — 1,2 kg (viande)
- Huile d'olive vierge extra — 5 c. à soupe (marinade)
- Graines de coriandre — 1 c. à soupe (épice)
- Cumin moulu — 2 c. à café (épice)
- Mélasse de grenade — 3 c. à soupe (glaçage acidulé)
- Gros sel — 2 c. à café (assaisonnement)
Préparation
- Piler grossièrement coriandre et cumin, mélanger à l'huile d'olive, le sel et un peu de mélasse de grenade.
- Inciser l'épaule d'agneau et la masser longuement avec cette pâte. Laisser reposer au frais au moins 3 heures.
- Rôtir au four à 160 °C (ou sur braises) pendant 2 h 30 à 3 h, en arrosant régulièrement de jus de cuisson.
- Dans les 20 dernières minutes, badigeonner de mélasse de grenade et monter la chaleur pour caraméliser la croûte.
- Laisser reposer la viande 15 minutes avant de la défaire et de la servir avec un dernier filet d'huile.
Comment on faisait : Sur les autels cananéens et philistins, on brûlait la graisse et certaines parts pour la divinité, tandis que le clergé consommait le reste lors d'un repas sacré. Le feu ouvert, l'huile d'olive abondante et les épices de caravane (cumin, coriandre) étaient les marqueurs d'un repas de prestige. La grenade, fruit royal du Levant, signait les tables de fête.
Le twist contemporain : Servir effiloché sur une planche, parsemé de grains de grenade frais qui éclatent en bouche — un clin d'œil rouge sang au « banquet du prince des démons ».
Sources : Trude Dothan, The Philistines and Their Material Culture · Seymour Gitin, travaux sur l'industrie de l'huile d'olive à Tel Miqne-Ekron · 2 Rois 1 (mention de Baal-Zebub, dieu d'Ekron)
Beelzebub · Charactorium