La carte de Claude Ptolémée
Poisson du port rôti au garum, vin et herbes
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ópson du deipnon (le « ce-qui-accompagne », pièce maîtresse d'un repas soigné)

Poisson du port rôti au garum, vin et herbes

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ópson du deipnon (le « ce-qui-accompagne », pièce maîtresse d'un repas soigné)

Poisson du port rôti au garum, vin et herbes

Pourquoi ce plat ? Alexandrie est un port : le poisson frais arrivait chaque matin du lac Maréotis et de la Méditerranée toute proche. Pour recevoir des collègues du Musée à sa table, un savant aisé servait un beau poisson rôti, mets de choix qui distinguait le repas ordinaire du repas d'hospitalité.

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ópson du deipnon (le « ce-qui-accompagne », pièce maîtresse d'un repas soigné)

Un poisson entier rôti, nappé d'une sauce typiquement romaine au garum, au vin et au miel, relevée de rue, de coriandre et de livèche. L'aigre-doux salé caractéristique de la cuisine d'Apicius.

Quand je conviais mes pairs après une journée d'observations, je faisais porter à table un poisson tiré le matin même des eaux du port. Vois comme tout est mesure : le garum pour le sel, le miel pour l'adoucir, le vin et le vinaigre pour la pointe d'acide — l'art est d'accorder ces forces contraires comme on accorde les mouvements des astres. Je le faisais rôtir lentement, arrosé de sa sauce, et nous en parlions longuement pendant que circulait la coupe. Un bon hôte, disais-je, nourrit autant l'esprit que le corps.
Claude Ptolémée
Ingrédients
  • Poisson de mer entier (dorade, loup)un beau spécimen (pièce centrale)
  • Garumun filet (sel umami)
  • Vin blanc et un peu de mielà parts mesurées (aigre-doux)
  • Vinaigreun trait (acidité)
  • Coriandre, rue, livèche, cuminquelques pincées (bouquet aromatique)
  • Huile d'olivegénéreuse (rôtissage)
Comment on faisait : Le recueil d'Apicius (compilé à l'époque romaine) regorge de sauces pour poisson combinant garum, vin, miel, vinaigre et herbes comme la rue ou la livèche. La rue étant toxique à forte dose, on l'omet aujourd'hui au profit du céleri ou du fenouil.

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