retournerNazid adashim, le potage de lentilles rousses
Nazid adashim, le potage de lentilles rousses
Pourquoi ce plat ? Béhémoth, dit le Livre de Job, « mange l'herbe comme le bœuf » : c'est une masse paisible des prairies, pas un prédateur. Quoi de plus juste pour lui qu'un humble potage de la terre, ce nazid adashim si fameux qu'Ésaü vendit pour lui son droit d'aînesse ? La lentille rousse, couleur de la glèbe, nourrit le peuple des champs que la bête primordiale parcourt en broutant.
Un potage épais de lentilles corail fondues, parfumé d'oignon, de cumin et de coriandre, lié à l'huile d'olive. On le mange brûlant, en y trempant de larges morceaux de pain d'orge en guise de cuillère.
Approche, mortel, et ne crains rien : je suis le premier des ouvrages de Dieu, mais je broute l'herbe comme le bœuf et mon ventre se contente de peu. Vois cette marmite de terre où les lentilles rousses s'amollissent sur les braises : c'est le brouet des hommes des champs, ceux qui me croisent dans les prairies. Jette-y l'oignon et une pincée de cumin, laisse-la fumer jusqu'à ce que les graines se défassent comme la boue de la rivière. Romps ton pain d'orge, plonge-le dedans — ainsi mangeaient ceux qui vendirent un royaume pour une écuelle fumante.
- •Lentilles rousses — deux poignées par convive (base du potage)
- •Oignon — un, émincé (aromate)
- •Huile d'olive première pression — un bon filet (liant et gras)
- •Cumin et coriandre en grains — une pincée de chaque, écrasés (épices)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
- •Pain d'orge — à volonté (couvert comestible)
Nazid adashim, le potage de lentilles rousses
Un potage épais de lentilles corail fondues, parfumé d'oignon, de cumin et de coriandre, lié à l'huile d'olive. On le mange brûlant, en y trempant de larges morceaux de pain d'orge en guise de cuillère.
Pourquoi ce plat ? Béhémoth, dit le Livre de Job, « mange l'herbe comme le bœuf » : c'est une masse paisible des prairies, pas un prédateur. Quoi de plus juste pour lui qu'un humble potage de la terre, ce nazid adashim si fameux qu'Ésaü vendit pour lui son droit d'aînesse ? La lentille rousse, couleur de la glèbe, nourrit le peuple des champs que la bête primordiale parcourt en broutant.
Approche, mortel, et ne crains rien : je suis le premier des ouvrages de Dieu, mais je broute l'herbe comme le bœuf et mon ventre se contente de peu. Vois cette marmite de terre où les lentilles rousses s'amollissent sur les braises : c'est le brouet des hommes des champs, ceux qui me croisent dans les prairies. Jette-y l'oignon et une pincée de cumin, laisse-la fumer jusqu'à ce que les graines se défassent comme la boue de la rivière. Romps ton pain d'orge, plonge-le dedans — ainsi mangeaient ceux qui vendirent un royaume pour une écuelle fumante.
Ingrédients (version d’époque)
- Lentilles rousses — deux poignées par convive (base du potage)
- Oignon — un, émincé (aromate)
- Huile d'olive première pression — un bon filet (liant et gras)
- Cumin et coriandre en grains — une pincée de chaque, écrasés (épices)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
- Pain d'orge — à volonté (couvert comestible)
Ingrédients
- Lentilles corail — 250 g (base du potage)
- Oignon — 1 gros, émincé (aromate)
- Huile d'olive — 4 c. à soupe (liant et gras)
- Cumin moulu — 1 c. à café (épice)
- Graines de coriandre — 1 c. à café, écrasées (épice)
- Eau ou bouillon de légumes — 750 ml (cuisson)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Pain plat d'orge ou de blé complet — 4 pains (accompagnement)
Préparation
- Faire revenir l'oignon émincé dans l'huile d'olive à feu doux jusqu'à ce qu'il blondisse.
- Ajouter le cumin et la coriandre, remuer une minute pour libérer les arômes.
- Verser les lentilles corail rincées et l'eau, porter à frémissement.
- Cuire 20 à 25 minutes à couvert, en remuant, jusqu'à ce que les lentilles se défassent en purée épaisse. Saler.
- Servir brûlant, arrosé d'un filet d'huile d'olive, avec le pain pour saucer.
Comment on faisait : On cuisait ce potage dans une marmite de terre cuite posée sur trois pierres au-dessus du foyer. Les lentilles, séchées et conservées en jarres, étaient l'aliment de base des humbles : bon marché, nourrissantes, faciles à stocker. On ne mangeait pas à la cuillère mais en pinçant la bouchée dans un morceau de pain.
Le twist contemporain : Quelques grains de grenade et une pluie de coriandre fraîche sur le dessus : la « glèbe rousse » s'illumine de rubis, clin d'œil au plat qui valut un royaume.
Sources : Genèse 25:29-34 (le potage roux d'Ésaü et Jacob) · Job 40:15 (Béhémoth mange l'herbe comme le bœuf)
Béhémoth · Charactorium





