Biscuits de guerre à la confiture
Des biscuits secs très fermes, faits de farine, d'eau et d'une pointe de sel, conçus pour se conserver longtemps. On les trempe dans le thé pour les attendrir, puis on les tartine de confiture : le « gâteau » improvisé du soldat en campagne.
Des biscuits secs très fermes, faits de farine, d'eau et d'une pointe de sel, conçus pour se conserver longtemps. On les trempe dans le thé pour les attendrir, puis on les tartine de confiture : le « gâteau » improvisé du soldat en campagne.
Ne mordez pas ce biscuit à pleines dents, ou vous laisserez l'émail dessus — on l'a surnommé le casse-dents, et à juste titre. Le truc, mon garçon, le voici : trempez-le un instant dans votre thé bouillant, le temps qu'il s'attendrisse, puis étalez-y une cuillère de confiture. Cela se garde des mois sans tourner, et c'est là tout son mérite : une armée se nourrit de ce qui voyage et ne pourrit pas. Le luxe est l'ennemi de la campagne.
- •Farine de froment — à volonté (base)
- •Eau — pour lier (liant)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Confiture (prune et pomme) — pour tartiner (garniture)
Biscuits de guerre à la confiture
Des biscuits secs très fermes, faits de farine, d'eau et d'une pointe de sel, conçus pour se conserver longtemps. On les trempe dans le thé pour les attendrir, puis on les tartine de confiture : le « gâteau » improvisé du soldat en campagne.
Pourquoi ce plat ? Le hardtack — biscuit dur de farine et d'eau qui se garde des mois — accompagnait Montgomery et ses hommes partout, du désert aux plages de Normandie. Trop dur à mordre tel quel, on le ramollissait dans le thé ou on le tartinait de confiture (la « plum and apple » de sinistre réputation). Aliment de réserve par excellence, fait pour durer.
Ne mordez pas ce biscuit à pleines dents, ou vous laisserez l'émail dessus — on l'a surnommé le casse-dents, et à juste titre. Le truc, mon garçon, le voici : trempez-le un instant dans votre thé bouillant, le temps qu'il s'attendrisse, puis étalez-y une cuillère de confiture. Cela se garde des mois sans tourner, et c'est là tout son mérite : une armée se nourrit de ce qui voyage et ne pourrit pas. Le luxe est l'ennemi de la campagne.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — à volonté (base)
- Eau — pour lier (liant)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Confiture (prune et pomme) — pour tartiner (garniture)
Ingrédients
- Farine de blé — 250 g (base)
- Eau — 120 ml environ (liant)
- Sel — 1 cuillère à café (assaisonnement)
- Confiture de prune ou de pomme — selon le goût (garniture)
Préparation
- Mélanger la farine et le sel, puis ajouter l'eau peu à peu pour former une pâte ferme et non collante.
- Abaisser la pâte sur 1 cm d'épaisseur et découper des carrés.
- Piquer chaque biscuit de trous à la fourchette pour qu'il cuise à cœur.
- Cuire au four à 160 °C pendant 30 à 40 minutes jusqu'à ce qu'ils soient durs et secs, puis laisser refroidir complètement.
- Pour servir : tremper brièvement dans du thé chaud, puis tartiner de confiture.
Comment on faisait : Le biscuit dur de marine et d'armée, fait sans levure ni matière grasse, pouvait se conserver des mois voire des années — d'où son rôle de vivre de réserve (« iron ration »). La confiture de prune-et-pomme, fabriquée en masse pendant la guerre, était si omniprésente et si peu aimée qu'elle est devenue une plaisanterie de tranchée puis de caserne.
Le twist contemporain : Présentez-les en mini « biscuits-sandwichs » : deux carrés, une couche de confiture maison entre les deux, façon ration revisitée.
Sources : Norman Longmate, *How We Lived Then* (1971)
Bernard Montgomery · Charactorium

