Le « char » : thé fort au lait concentré
Un thé noir infusé très fort, adouci de lait concentré sucré et d'un peu de sucre. Chaud, réconfortant, légèrement amer sous la douceur : l'institution liquide de l'armée britannique, et le « vice » avoué d'un homme qui n'en avait aucun autre.
Un thé noir infusé très fort, adouci de lait concentré sucré et d'un peu de sucre. Chaud, réconfortant, légèrement amer sous la douceur : l'institution liquide de l'armée britannique, et le « vice » avoué d'un homme qui n'en avait aucun autre.
On me reproche assez de ne pas toucher à l'alcool ; eh bien, ma seule faiblesse, la voici, et je l'assume tout entière. Un thé noir, infusé jusqu'à ce qu'il soit presque amer, un trait de lait concentré, un peu de sucre, et bouillant — toujours bouillant. Dans le désert, mes hommes faisaient brûler du sable imbibé d'essence dans une boîte fendue pour s'en préparer ; rien ne les arrêtait. Buvez-le comme cela : c'est la boisson d'une armée qui n'a peur de rien.
- •Thé noir en vrac — généreusement (base)
- •Eau — une grande tasse (infusion)
- •Lait concentré sucré — un bon trait (douceur et liant)
- •Sucre — au goût (douceur)
Le « char » : thé fort au lait concentré
Un thé noir infusé très fort, adouci de lait concentré sucré et d'un peu de sucre. Chaud, réconfortant, légèrement amer sous la douceur : l'institution liquide de l'armée britannique, et le « vice » avoué d'un homme qui n'en avait aucun autre.
Pourquoi ce plat ? Strictement abstinent, Montgomery ne buvait ni vin ni whisky là où tant d'officiers le faisaient. Le thé — fort, sucré, au lait concentré — était sa boisson, et celle de toute l'armée britannique. Le brew-up rythmait les journées de campagne d'El Alamein à la Normandie : pour lui, c'était le seul stimulant autorisé.
On me reproche assez de ne pas toucher à l'alcool ; eh bien, ma seule faiblesse, la voici, et je l'assume tout entière. Un thé noir, infusé jusqu'à ce qu'il soit presque amer, un trait de lait concentré, un peu de sucre, et bouillant — toujours bouillant. Dans le désert, mes hommes faisaient brûler du sable imbibé d'essence dans une boîte fendue pour s'en préparer ; rien ne les arrêtait. Buvez-le comme cela : c'est la boisson d'une armée qui n'a peur de rien.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir en vrac — généreusement (base)
- Eau — une grande tasse (infusion)
- Lait concentré sucré — un bon trait (douceur et liant)
- Sucre — au goût (douceur)
Ingrédients
- Thé noir corsé (Assam ou English Breakfast) — 1 sachet bien dosé ou 1 c. à café en vrac (base)
- Eau bouillante — 250 ml (infusion)
- Lait concentré sucré — 1 à 2 cuillères à café (douceur et liant)
- Sucre — selon le goût (douceur)
Préparation
- Faire bouillir franchement l'eau.
- Infuser le thé fort 4 à 5 minutes pour obtenir une couleur très soutenue.
- Retirer le thé, puis incorporer le lait concentré sucré en remuant.
- Ajuster avec un peu de sucre si nécessaire.
- Servir brûlant dans une tasse en métal ou une grosse mug.
Comment on faisait : Le thé était considéré comme stratégique : le gouvernement britannique en acheta des stocks entiers dès 1939. Au front, le manque de lait frais imposa le lait concentré en boîte, plus stable. Le brew-up — allumer un feu de fortune pour faire bouillir l'eau — était un rituel quasi sacré, au point que les équipages de char s'arrêtaient parfois en pleine progression pour « mettre l'eau à chauffer ».
Le twist contemporain : Servez-le glacé l'été, secoué avec des glaçons : un « desert iced tea » au lait concentré, clin d'œil au Sahara égyptien.
Sources : Norman Longmate, *How We Lived Then* (1971) · Imperial War Museum, histoire du thé et des rations de la Seconde Guerre mondiale
Bernard Montgomery · Charactorium

